Cure de home cinéma ces derniers soirs. Envie de me laisser habiter par des personnages à la fois plus loin et plus près que les amis de chair et d'os (et je peux me vautrer en pyj et panchos dans mon canapé, bien câlée avec 18 coussins... ça s'appelle un trip régressif ? ben quoi....)
Donc l'autre jour j'ai choppé plusieurs cassettes (Non ! corrige Nico, des dévédés !) chez Jean-Michel, dont l'un à l'origine douteuse (coréenne, avec le ciné asiatique je me demande toujours si je vais tomber sur un chef d'oeuvre à la In the mood for love, ou un somnifère à la Les fleurs de Shangaï) et au titre prometteur, La femme est l'avenir de l'homme.
Deux copains se retrouvent 10 ans après, l'un est prof d'université, très installé, marié à une femme belle mais pas commode, l'autre est réalisateur de ciné en devenir. Ils ont aimé la même femme il y a 10 ans, enfin, l'installé a consolé la copine du futur réalisateur quand ce dernier est parti aux States voir si l'herbe y était plus verte qu'en Corée. Ils décident d'aller voir ce qu'est devenue leur copine.
Au bout d'une heure, elle part faire l'amour avec son amant futur réalisateur ; puis au milieu de la nuit elle va voir le prof, qui lui demande "Tu veux bien me sucer ?" et elle obtempère.
Et à la fin du film le prof prend un pot avec ses étudiants et en partant il est suivi par une fille du groupe, avec qui ils vont dans un hôtel et qui lui demande s'il veut qu'elle le..
Alors moi. J'aime découvrir d'autres façons d'envisager la sexualité - et il me semble que chaque pays, chaque continent a la sienne. Par exemple le livre La confession impudique, de Junichiro Tanizaki, où un couple de Japonais écrivait chacun son journal en espèrant que l'autre le lirait, m'a beaucoup instruite.
Mais quelle vexation de voir que ce titre si flatteur, La femme est l'avenir de l'homme, se borne finalement à cette question, Tu veux bien me sucer ? J'ai peut-être loupé quelque chose... Ou peut-être la réponse est-elle dans cette phrase du film, Les Coréens aiment trop le sexe, ils n'ont pas de culture alors ils n'ont que ça à faire, l'amour.
[Puis le lendemain j'ai regardé Les sentiments, de Noémie Lvovsky. Un p'tit côté cucul - le choeur, les costumes chamarrés des femmes ; et cette histoire d'amours et de renoncements qui se passe des mots superflus m'a touchée, touchée très loin. Les acteurs m'ont parus très justes dans leur tendresse, leur passion, leur douleur.]
Les commentaires récents