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Décembre : il a neigé !















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dimanche 25 décembre 2005

mon cadeau

Joyeux Noyel !

Bien sûr j'ai été très gâtée... et comme on n'est parfois encore mieux servie par soi-même, je me suis rappelée ce matin, sous la douche, les compliments qui m'avaient le plus touchée en 2005.

Ils me sont venus de deux inconnues. Alix, ma voisine d'un soir à la chorale, s'est écriée Quelles jolies boucles d'oreilles ! [je portais des dormeuses d'aspect ancien ]... Mais avec les yeux que tu as, tu n'en as pas besoin.

Et l'autre m'est venu d'Emmanuelle, en réponse à la note "Chez ces gens-là", qui disait en substance "un petit bonjour d'une parisienne qui te lit presque tous les jours. On a le même âge, parfois les mêmes problèmes. 2 enfants aussi. Mais c'est surtout ce qui t'es propre qui m'intéresse. A force ton blog devient un portrait tout en finesse, en plein et en délié."

Merci les filles, je garde vos petits mots comme des trésors les jours où je me sens merdique (un sur deux ?)

jeudi 22 décembre 2005

je suis en train de lire

FranzFranz et François, de François Weyergans, et c'est bizarre l'impression que ce livre me donne ; (bizarre aussi le fait que l'envie d'écrire pour moi me vient surtout lorsque je suis contrainte, par des impératifs de rendez-vous ou de départ en vacances demain, à écrire pour les autre ; saloperie de voix souterraine qui ne me lâche pas, Allé, juste quelques lignes, ça te prendra 5 minutes.. Tu parles ! 20 minutes que ça me prend une note, au moins, le temps que je rassemble mes idées, trouve les mots et fasse des bons mots, cherche la photo qui, un 'ptit coup de retouche, ben oui qu'est-ce que vous croyez ? pi rafraîchir sans arrêt la page, des fois que vous m'auriez laissé un commentaire.... )

Donc ce livre, recommandé par Pierre Assouline, qui débute par deux pages de louanges des critiques... j'aurais dû me méfier, quand un livre ne se porte pas tout seul, y'a un truc qui cloche. Alors oui c'est divertissant, oui il écrit avec une virtuosité... mais quel verbiage !

En fait, je n'arrête pas de me dire "Mais moi, un tel livre, je saurais l'écrire, et même, je ferais mieux !" ; ça m'arrive très rarement, une telle certitude ; c'est que nous partageons le même penchant pour le clabaudage - badinage autobiographique. Et c'est très agaçant de retrouver ailleurs ce qu'on pourrait faire, soi, et qu'on ne fait pas (d'ailleurs, FW parle de cela, du livre qu'il n'arrive pas à écrire sur son père, tandis que je l'ai écrit, moi, le livre sur mon père..

Oui, Franz et François me dit Allé, lance toi, tu vois, ce n'est pas si dur ; et il me dit aussi, la rosse : Ecrire pour écrire ça, franchement...

Est-ce que je suis plus avancée qu'avant ?

En tout cas, la lecture est assez distrayante. J'espère le terminer, sui-là.

A suivre, dans ma valise : Histoire d'une vie et La peau du tambour.

beaux nénés

Pine_tree

"Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte."

Sur ce message plein d'espoir, emprunté à Albert Cohen, et tandis qu'Alma boulote un sac en plastique (doré), je vous souhaite un Noël sororal, entourées de ceux que vous aimez.

Pourvu que je sois gâtée pourrie...

[Rendez-vous le 7 janvier ou avant, si je craque. Si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à passer et à pourrir fleurir maviesansmoi de vos coucous, palmarès de cadeaux, récits d'indigestion, perles de votre belle-mère... J'aime pas quand blogounette dort trop longtemps.]

mercredi 21 décembre 2005

chasse aux papillons

TeaJe viens de changer de cahier ; du cahier noir broché, offert par Bertrand après la naissance d'Alma - il partait à New York, je lui avais commandé des Converse bleu marine, il m'a rapporté un cahier - je passe à un cahier anthracite à spirale, au papier très fin, très doux, offert par une inconnue qui venait m'interviewer et que j'avais invitée à déjeuner chez nous, Chimène était malade... D'habitude je n'aime pas les spirales.

Je viens de changer de cahier, à l'ancien il ne restait que quelques pages blanches, je laisse toujours quelques pages et un fond de café dans la tasse.

Mes listes, les numéros de téléphone des babysitters, les p'tits mots d'amour, les notes prises chez mes clients restent dans le cahier noir, qui va sédimenter queslques mois sur ma table, par dessus celui d'avant, le cahier bleu d'écolier d'antan, acheté à Lyon dans la boutique en bas de chez ma belle-mère.

Tous mes cahiers ont une histoire. Portent mon histoire. Enfin, un bout.

Sui-là, le petit nouveau, j'ai failli l'offrir à mon client d'hier, le nouveau, qui a des idées géniales qui filent, forcément, les idées ne nous attendent pas bien sagement en attendant qu'on les utilise, faut les capturer vélocement et précautionneusement avec un filet à papillons. Le stylo, le cahier. Très important le choix du stylo et du cahier. La forme de mon cahier, petit format, beaucoup de feuilles, spirale, ne lui a pas convenu, je l'ai gardé pour mes papillons à moi, tant mieux. J'espère qu'il trouvera un autre moyen de capturer ses idées à lui.

mardi 20 décembre 2005

la mixité, un sujet de femmes ?

Livre_annie_1Une petite entreprise comme Plume de vie n'existerait plus si elle - je - nous n'avions pas été poussées, à certains moments, par une bonne fée. J'ai en tête et dans mon coeur une quinzaine de fées marraines et parrains ; l'une d'elle, Annie Ducellier, m'a présenté Didier, le client qui est devenu un ami, et avec qui nous travaillons toujours après deux livres.

Annie m'a aussi demandé, il y a 18 mois, de devenir sa lectrice privilégiée pour le livre qu'elle était en train d'écrire, et dont je vous parle aujourd'hui car il me semble que le sujet ne nous laisse pas indifférente : la mixité en entreprises.

Annie n'est pas une militante, c'est une femme engagée dans la cause de l'égalité professionnelle. A tel point qu'elle a créé son propre cabinet de conseil sur le sujet...

Fruit d'un grand désir, de nombreux doutes et d'une longue épure, La mixité, un atout pour l'entreprise vient de sortir aux éditions 20 questions : réponses de pros. J'aime bien la forme prise par cette collection... Certaines questions interpellent : Les femmes, toujours une main d'oeuvre d'appoint ? Pourquoi si peu de femmes aux plus hauts postes ? A travail égal, salaire égal : comment est-ce possible ? Le congé maternité, une chance pour l'entreprise ? Mobilité et vie de couple.. Vie privée, jusqu'où peut aller l'entreprise ?

Et la dernière question qui tue : la mixité, un sujet de femmes ?

Ce que j'aime, c'est que ce livre est nourri de plein de petites histoires, issues de la longue observation d'Annie qui, depuis ses 8 ans, traque les injustices et les incongruités, tout en ne se plaçant jamais contre les hommes ; juste, au même niveau qu'eux.

lundi 19 décembre 2005

surchauffe

Je_suis_ailleurs

La musique nuit et jour dans ma tête, les notes du Requiem ; les petites phrases des clients s'accrochent, leurs désistements ; mes yeux brillent trop, attirent dans la rue hommes et femmes qui se retournent Quelle jeune femme vivante !

Les mêmes symptômes. Pas le temps de souffler. L'angoisse au ventre, si je m'arrête il se passe quoi ?

Les mêmes symptômes, heureuse, anxieuse.

Appuyer sur le bouton Pause, retrouver un fil, recréer une matière à donner. 

[deux bonnes résolutions pour 2006 :
* partir un week-end en amoureux avec mon doux
* fabriquer mes produits de beauté dans de jolis flacons, je viens d'acheter ce livre...

A suivre]

jeudi 15 décembre 2005

cette femme-là

Mam_et_les_girlsHier après-midi, j'avais promis d'emmener Chimène chez Mam pour qu'ensemble, elles construisent la crèche. Aller chercher Alma, prendre la voiture, charger les filles et le matos.. Tout ça la veille de mon concert, à deux heures de la répétition générale.

Elles ont installé les dix santons sur le papier défraichi, Alma a piqué sa crise de dents, Chimène a mis des miettes de gâteau partout, the usual. Et au moment de partir, devant la voiture, j'ai dit à Mam Et si tu m'accompagnais à la Générale ? Elle devait venir demain, enfin, aujourd'hui, au vrai concert, mais c'était pas pratique, qui allait l'emmener, y'aurait eu plein de monde, etc.

Zuip, ma vieille a filé chez elle, a attrapé son vison et sa canne, et en voiture Térèse.

Une heure plus tard, nous avons laissé les filles à Nico, bras dessus bras dessous comme deux collègiennes (en un peu moins alertes). 

C'était la seule invitée, le reste du public était des amis des vrais musiciens (l'orchestre, les solistes) ; avec son mètre 45, elle entre partout. Au début elle ne me voyait pas de là où elle était assise, alors je l'ai vue se lever, trottiner vers une autre place, me chercher du regard... je me contorsionnais en chantant Kyrie tralala, pour attirer son attention.. Un grand sourire.. Pi de temps en temps j'avais l'impression de la voir dodeliner..

Pendant la pause, j'ai couru vers elle et elle s'est exclamée Ta voix domine nettement ! Ils doivent être drôlement contents de t'avoir, dans le choeur.

L'amie à qui j'ai rapporté cet élan d'admiration a rigolé pendant 5 minutes.

[A part ça, ne vous pointez pas à Saint Sulpice ce soir, on joue à guichet fermé. Ca va être trop beau !]

mardi 13 décembre 2005

pour vos cadeaux

Listite_1

Depuis deux, trois semaines, nous sommes atteints de listite. Bon, avouons que cette maladie est chronique chez moi, mais à l'approche de Noël, hé hé, je l'ai refilée à Nico. Yé souis machiavélique.

Pour qui, les cadeaux ?

Et que veulent les enfants ? que voulons-nous, nous ? et pour nos amis, et nos parents, et nos frères, et nos belles soeurs ? et qu'offrir aux grands-mères, qui ont déjà tout ?

J'aime cette effervescence, ces listes écrites sur un coin de table et postées sur le frigo.

Et j'aimerais quelque fois renouveller ma pratique. Car cette année comme les précédentes, j'ai acheté des livres (ça me semble assez facile de trouver LE livre qui va à tel ou tel - quant à savoir si mon choix est judicieux...) ; du thé (j'adore faire découvrir aux amateurs mes thés préférés du moment, fumé à pointe blanche ou rhubarbe - fraise des bois) ; de grosses bougies multicolores, qui donnent un peu moins envie de se jeter par la fenêtre quand la nuit tombe à quatre heures ; des bédés pour les garçons ; et pour les grands-mères, des photos de nous dans un joli cadre.

Innovation pour les parents : des DVD de nos séries fétiches, histoire de les dévergonder un peu... (ben oui ses parens on les imagine toujours sages comme des images, oubliant qu'ils ne nous ont pas conçus en tricotant !)

Et vous, c'est quoi vos cadeaux marottes ? Vous les faites où, vos courses de Noyel ?

[Angoisse du cadeau à l'amoureux, peur de déplaire..

Et moi je veux quoi ? tous les ans je demande des boucles d'oreille, des jupes et des bols ; cette année, je préfèrerais une besace, un trench coat, des bottes. Et un bel objet qui m'accompagne, genre Bicouni...]

lundi 12 décembre 2005

chez ces gens-là

De_dos_sunsetIl y a celle qui dit Dans 6 mois, je serai morte

Il y a celle qui dit Maman ci, maman ça, mais à l'âge qu'elle a on ne la changera pas

Il y a celui qui dit Ma femme achète toujours de la tisane épinards-ananas

Il y a celui qui dit Alors moi, c'est simple, on m'oublie toujours

Il y a celle qui couine Maman, tu as oubliééé mon biberoonnn

Il y a celui qui dit Tu veux qu'on en parle ?

Il y a celle qui dit De toutes façons, vous préférez mon frère

Il y a celui qui dit Vous connaissez celle du Corse qui va se marier ?

Il y a celle qui dit Mais j'l'ai jamais dit (alors que je vous jure, elle l'a dit)

Il y a celle qui dit On ne vous voit jamais...

Il y a celui qui se tait, surtout.

[Toute ressemblance avec une vraie famille est purement fortuite.]

samedi 10 décembre 2005

les coïncidences

Je me demande d'où elles viennent ; quelque chose de moi doit induire des comportements en retour ; ou c'est dans l'air du temps.

Hier, on m'a posé deux lapins, vous savez, de ceux qui énervent quand on a tout organisé ; deux lapins négligents, avec à peine des excuses. Sur le coup je crie beaucoup (à l'intérieur) et finalement le temps libéré est souvent plus riche. Sans mon client, loin de mes filles gardées par une babysit' spécialement affretée, j'ai travaillé au café sur le fond - c'était impossible depuis 15 jours ! Et sans ma copine à dîner, ben on a invité d'autres copains, on a beaucoup picolé et c'était très drôle.

Mais quand même. (Pourquoi je me mets dans des rognes pareilles alors qu'au fond, hein ?)

L'autre coïncidence, ce sont des hommages bloguesques qui me touchent, maviesansmoi sur la home de typepad, et un reflet magnifié sur le blog d'Olivier. Ce portrait me fait penser à la grapho que j'avais faite un jour, tout y est vrai dans la part lumineuse... et la part jalouse, le "voit petit", la cruauté, la manipulation, les a-t-il vus ? les a-t-il tus ?

Bienheureuse imposture.

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