Cherchez, trouvez


  • (avec google)
    Web ce blog

Décembre : il a neigé !















Ca peut servir









A propos de cette colonne

  • Les livres que vous trouvez dans cette colonne (ainsi que tous les services ou produits dont je parle ici), je les apprécie particulièrement et vous les recommande comme je le ferais à un ami. Vous songez à les acquérir ? Amazon.fr offre des prix intéressants ainsi qu'un service efficace. Si vous utilisez un des liens sur mon site avant d'ajouter l'article à votre panier, il ne vous en coûtera pas un sou de plus, et les sites me remettront entre 5 et 8% de la transaction en remerciement de ma référence... ce qui me permet de m'acheter de nouveaux livres, disques, le bonheur quoi !

« février 2006 | Accueil | avril 2006 »

vendredi 31 mars 2006

pièces comptables

Ranger_mon_bureauCet après-midi est (était ?) la dead line pour terminer ma compta. Mais il manque une, une seule enveloppe, avec plein de justifs dedans. Pour les retrouver que fais-je, ben je suis bien obligée de ranger mon bureau. Quel dommage mon Nico que tu ne sois pas là, tu te serais pincé très fort.

J'ai retrouvé un tas de trucs passionnants

* une plume rose
* 5 blocs entamés, dont deux avec Hello Kitty
* des dessins de Chimène
* des cartes de visites à mon ancienne adresse, imprimée la veille du jour où on a appris qu'on déménageait
* 3 bouteilles d'encre
* une vieille trousse offerte par ma famille chilienne
* une crème pour les mains
* l'agraffeuse piquée à la fin de mon premier boulot
* une vieille boîte de petits pois recyclée en pot à crayons
* mon gardénia, ravi d'avoir un peu d'air
* des cartes de ma cliente chérie, le petit mot d'une de mes anciennes louvettes
* plein de vieilles propositions d'écriture, du temps où j'étais "prof"
* un stock d'affiches pour un stage d'écriture qui n'a jamais eu lieu, "écrire dans la ville", juillet 2004
* mes agendas et cahiers intimes depuis 3 ans (je viens de les ranger dans ma cachette de polichinelle)
* et sur des papiers volants, des dizaines de listes, de courses, de choses à faire, des notes prises au téléphone, des numéros de téléphone, des noms de gens dont je ne me souviens même plus qui c'est... papiers que j'ai agraffés scrupuleusement dans mes cahiers

Les résidus de ma vie dans ces traces inconscientes semées ça et là.

C'est mon comptable qui va être content.

jeudi 30 mars 2006

rituels

Rituel_du_soirHier soir un peu avant 7 h, mi-pressée mi-ravie, je rentrais chez moi en passant par les Tuileries pour rejoindre le métro. Les canards se baignaient dans les flaques d'eau qui reflètaient le ciel. Le parc sera toujours là à 7 h du soir et pourtant voile de nostalgie car c'était la dernière réunion avec ce client. Et donc ma dernière balade de chez lui vers chez moi.

Toutes mes collaborations portent leurs rituels

Avec l'un j'ai si peur d'être en retard que j'arrive 20 minutes en avance, le temps de me rassembler au café d'en face en discutant avec l'adorable barman

L'autre arrive à 9 h le matin avec un paquet de croissants et de pains au chocolat, je lui prépare un café avec un sucre, quand il part il reste toujours un croissant

Chez cette autre je me rends à Neuilly le samedi au petit matin, beauté de ces grandes avenues vertes qui s'éveillent sous les pas des chiens et des joggeurs

Et ma petite chérie qui vient me voir comme pour prendre le thé, avec qui on n'a pas du tout envie de terminer le livre et pourtant au bout de deux ans il faudrait...

Je n'aime pas quand un livre se termine. Et pourtant, c'est (d'abord) ce que je vends.

[La photo : je cherchais une capture de canard.. Nico, on n'en a pas ! et je suis tombée sur Chimène et son papa en avril 2005, juste avant la naissance d'Alma.. ce lit.. maintenant il est passé de l'autre côté de la chambre, et c'est mon Alma qui dort dedans.. Trop mignonne quand elle joue le matin, en attendant qu'on se réveille ! elle tire tous les vêtements qu'on avait laissés sur la table à langer et les explore l'un après l'autre, enlève les lacets des chaussures, suçote le pied de son collant.]

mercredi 29 mars 2006

they did it !

Sophil, son bébé.. Vive Maxence (et courage à ce tout petit homme né deux mois plus tôt que prévu)

Marie, son blog.. Longue vie à la souris papivore, fécondité je n'ai pas de doute là dessus si j'en crois ma propre expérience odorante et pailletée...

D'autres bonnes nouvelles ? 

parano

RagazziVers le métro.

Deux ouvriers, beaux gosses, s'apostrophent dans leur langue que je ne comprends pas. A voir comme ils sourient et me jaugent de cet air triomphant, ils parlent de moi c'est sûr. Ils se disent bonjour joyeusement. Au cas où, mes yeux se chargent de leur décocher ce message Eh connard tu ne peux pas plus lire mes pensées que moi parler ta langue. Et si tu savais ce que je te dis dans ma langue intérieure, tu ferais moins le malin.

De loin j'aperçois le mec du Francri, il traverse la rue pour passer près de moi éviter les travaux ; en dedans je siffle Eh merde ; de loin je le vois s'approcher, bientôt nos corps inutiles se frôlent sur la bande étroite de béton. Bonjour entre les dents.

["Dès lors qu'on a une vie intérieure, on mène déjà une double vie." Pierre Assouline]

[Les ondes envoyées par un texte.. je sens que celui-là est plein de parabens. ]

mardi 28 mars 2006

confier

Petits_pasMaman, lorsqu'elle parlait de l'éducation que leur avaient donné ses parents (à elle et à ses 7 frères et soeurs)... n'en disait pas grand chose, mais rendait grâce à la liberté qu'ils leur avaient laissé : "Une fois qu'ils savaient que nous étions en bonne compagnie, ils nous fichaient la paix."

Et c'est ainsi qu'elle a été élevée par des grands-parents merveilleux, qu'elle a squatté toute sa jeunesse chez deux ou trois familles qui, bien plus que la sienne, incarnaient son idéal de famille aimante.

Elle s'est beaucoup occupée de nous ; et nous a souvent confiés à droite à gauche. Je n'étais jamais très chaude pour la quitter, mais aujourd'hui je suis heureuse des liens tissés avec ma grand-mère nés des vacances passées ensemble ; j'ai l'impression d'être libre, d'avoir toujours été libre de choisir parmi de nombreuses figures d'attachement, sans que Maman en souffre ou me le reproche. J'aimerais transmettre cette ouverture à mes filles.

Sans compter que confier mes enfants à des personnes choisies devient nécessaire à partir du moment où je décide de continuer à travailler, vivre des choses avec Nicolas et seule : elles ne peuvent pas compter juste sur moi.

Avec Chimène ça devrait pas être trop dur, souvent invitée à dormir chez sa copine Alice et qui me dit en rentrant Maman j'aimerais habiter chez Alice... mais t'inquiète pas, je reviendrai te voir ! 

lundi 27 mars 2006

je vois..

Fairy_round_cheeks

Chimène recommence à ne pas dire bonjour à certains de mes amis.

L'autre jour nous étions en goguette, en route pour acheter une chemise de nuit à Chimène et nous avons croisé Charlotte dans la rue, mon amie d'enfance que je n'avais pas revue depuis un an.... Moi ravie de voir mon amie.. Et Chimène lui a tourné le dos pendant les 5 minutes qu'a duré le blabla. La rencontre, importante pour moi avec son caractère fortuit.

Quand on est reparties - Ben pourquoi tu n'as pas voulu lui dire bonjour à Charlotte ?
- Mon Doudou avait besoin de moi.

Moi aussi ma pucette il me manque le temps ensemble.

Allé zou, boulot à plein pot, dans une heure je suis à vous.

allé une autre..

Pose_du_henn

Et non, je n'habite plus chez mes parents..

caramel

Caramel

La masse des cheveux d'Alma épaissit, tandis que leur couleur éclaircit, se dirigeant vers le châtain clair que j'avais à son âge.. presque un an.. Ce caramel doux m'enchante, dès que je peux je caresse sa petit tête de têtue tyrannique.

Pourtant d'aussi loin que je me souvienne j'ai désiré une autre couleur de cheveux que la mienne.

Toutes ces expériences - artisanales - tentées, à partir de mes 8 ans, pour m'approcher de la blondeur.

Et puis la révélation un soir de déguisement, somptueuse perruque de Barbie.. qui faisait ressortir ma moustache, j'en devenais moricaude.. j'ai renoncé.

Jusqu'au jour où, enceinte de Chimène, j'ai rencontré Elisa, une correctrice à la chevelure un peu rouge.. très belle.. un flash - Tu te teins les cheveux au henné ? - Oui, ma mère le fait depuis toujours, et j'ai repris le flambeau. Tous les mois, deux mois, je vais acheter une boîte chez Monop - moi je fais un mélange châtain - hauburn - ça te coûte 20 balles la boîte et zou.

J'ai attrapé le témoin d'Elisa et depuis, ma couleur de cheveux occille entre Mylène Farmer et Isabelle Boulay.. j'adore l'odeur de cette pâte brune, la tatouille avec les mains, l'air mi-dégoûté mi dubitatif de Nico.. et surtout, surtout, faire varier les facteurs "proportion de châtain, proportion d'hauburn" et "temps de pose", je ne sais jamais à quoi je vais ressembler en sortant ma tête de là !

Ce matin c'est assez réussi.. plutôt sobre, je n'ai fait poser que 20 minutes car j'étais pressée d'aller regarder Alias.

Gloubi_boulga

vendredi 24 mars 2006

moments où j'ai eu bien la honte

Dans une petite rue, en face d'une bande de kaillera avec pitbull, Chimène qui beugle Ils sont pas beaux les monsieurs

J'avais 5 ou 6 ans, une framboise dépassait d'un grillage, je m'approche pour la cueillir, quand une dame d'une fenêtre lance Oh la voleuse ! Je ne suis plus jamais repassée par là

Toutes les fois où j'ai fait pipi dans ma culotte à l'école

Quand je parle à ma voisine de chorale et qu'elle ne me répond pas - mes copines derrière se foutent bien de moi

Le jour où ma copine Mathilde a demandé, dans la queue de la cantine, tout fort, à Vincent Hilde Hé Christie elle veut savoir si tu l'aimes bien ! alors que je lui avais demandé de le faire discrètement.. (c'était son voisin et elle en était amoureuse aussi - je l'ai appris plus tard)

Au square quand il faut courir après une Maman Excusez-moi là dans votre sac ce ne serait pas la pelle de ma fille ?..

[Illustration à venir.. vous savez cette fameuse photo au henné..]

jeudi 23 mars 2006

elle ne supportait pas

ClinElle ne supportait pas l'odeur de la lavande. Petite fille, lorsqu'elle avait un chagrin, sa mère, au lieu de la prendre dans ses bras, lui tapotait la joue avec un mouchoir imbibé d'eau de cologne.

Il portait des joggings un jour sur deux. Petit garçon, il détestait la manière dont sa mère le déguisait, en culottes courtes et chemisiers bouffants.

Elle sursautait à chaque fois que l'on prononçait le mot Connasse. C'est ainsi que sa mère la traitait quand elle avait mal fait.

Il demandait à sa femme de se couper les ongles. Les ongles longs lui rappelaient cette dame de la cantine aux cheveux presque sales recouvrant la moitié de son visage, et qui perçait le film aluminium des yahourts avec l'ongle du pouce. Après cela, il était incapable de manger le sien.

[Crédit photo Papa, Porticcio été 82]

Ma Photo

janvier 2009

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

(...)


...