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Décembre : il a neigé !















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vendredi 30 juin 2006

comment sauver Libé ?

Serge_july_1 Mon principal regret de ne pas passer mes vacances en France, est que nous devrons renoncer au rituel de la lecture de la presse quotidienne, tous ensemble à la table du petit-déjeuner. Et des journaux, celui qui me manquera le plus sera mon Libé de l'été, avec ses séries farfelues, ses devinettes, ses photos inspirantes, mon Libé générateur d'idées et d'envies.

Libé. Comme simple lectrice, même pas abonnée, je me sens à la fois très attachée à cette "institution" et complètement impuissante devant son déclin annoncé. Je m'en sens à la fois propriétaire, car l'exemplaire que j'ai sous les yeux est à moi, bien à moi les doigts sur lequel un peu d'encre est passée, et l'élan que je vais en tirer à moi aussi.. et dérisoire financière, 1 € 20, bon, que puis-je ?

La seule chose que je peux, c'est continuer à l'acheter encore et encore, et exhorter ceux qui ne le fréquentent pas à tenter un doigt de pied, un week-end ou en été, et peut-être se laisser emporter par la poésie, l'engagement, l'énervement, la fantaisie de ce quotidien pas comme les autres. Qui s'il meurt, laissera un vide insupportable dans notre paysage médiatique français.

Et vous, vous avez des idées ?

[La photo représente Serge July, le patron-fondateur de Libération, qui "part aujourd'hui pour que Libé vive"; je l'ai trouvée sur le site.]

grand corps vivant

Flower_powerje le surveille tous les jours
de près

j'essaye de ne pas trop l'arroser
c'est le plus dur

je coupe les fleurs mortes, les branches mortes, les feuilles mortes, pour que la plante vive ne soit pas alourdie de ce poids
balaye dans les coins (tous les 15 jours)

tous les 15 jours j'ajoute de l'engrais par ci par là
et je pose les restes de café

je n'hésite pas à arracher les plantes très malades ou mourrantes - ça me fait mal, et ça fait de la place pour les p'tites nouvelles qui ne manqueront pas d'arriver (les étalages des fleuristes sont si tentants!)

je garde dans un coin celles qui laissent un espoir, un reste de pousse verte, pas trop de pucerons partout, et je les arrose et leur parle, et parfois elles renaissent de leurs cendres mes petites pousses fragiles...

je fais pas mal de conneries, dont certaines sont réparables (le chaud-froid de calamondin en hiver ; avoir oublié de  percer certains pots pour permettre à l'eau de s'écouler), d'autres pas (les bégonias gelés)

je rêve d'ajouter un bac à compost, un réservoir d'eau de pluie, une étagère pour poser mes livres de fleurs et le cahier du jardin, et un hamac bien sûr

et le charme, le grand charme de mon jardin suspendu est que d'un mois sur l'autre, il n'est ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre.. mon jardin-Argos, dont je suis l'Argonaute..

Et vous votre jardin, comment le soignez-vous ?

jeudi 29 juin 2006

pendule

Le traquenard, quand je vais bien, est cette tentation du triomphalisme et de l'arrogance qui, toujours, me font basculer dans le dégoût de moi.

opportune panne

Mes amours sont partis
Allé, au boulot !

Pre_et_fille

J'ai eu de la chance de les voir ce matin, j'avais un early rendez-vous téléphonique avec ma cliente et la connexion internet est tombée, je n'ai pas pu récupérer le doc sur lequel nous devions travailler.. Maintenant la connexion est revenue, mais c'est trop tard elle est déjà à sa vie trépidante, un peu trop lourde pour elle.

Opportune panne, qui non seulement m'a permis de voir mes enfants, mais aussi de partager ce moment avec Nico (en général le matin je m'occupe des enfants de A à Z, c'est moi qui relance 15 fois Chimène Mange ton p'tit dej', me lèvre 15 fois pour la servir de ci ou de ça, rattrape 15 fois Alma quand elle se sauve pendant que je l'habille, négocie tous les matins pour tous les vêtements de la tenue de princesse Chum, et me fais engueuler par la grande parce que je la coiffe et par la petite parce que je ne la coiffe pas.. puis quand elles sont prêtes, lui est prêt et les emmène à l'école... Quand j'ai des rendez-vous il s'en mèle un peu plus forcément ).

Babu

Passer mes journées seule, j'aime assez, mais les commencer seule, je déteste, me reste un voile de tristesse difficile à lever.

[Avec mes boucles papillons tintinabulant à mes oreilles, je me sens toute belle, femme-précieuse !]

Et la citation du jour :

« Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères. » Georges Perros

mercredi 28 juin 2006

remets-toi

Je ne saurais dire pourquoi.. mais écrire le texte d'hier m'a fait super plaisir.. à tel point que j'ai du mal à passer à la note suivante ! (en plus je cours, que dis-je je vole, d'un client à l'autre, à midi je déjeunais avec le mec qui ne voulait pas me payer, ayé, on se reparle avec grand plaisir, on a même des projets..)

Alors aujourd'hui je savoure le plaisir d'avoir exprimé cette recréation
Je savoure de m'autoriser ces moments de recréation
Et je m'offre une petite récréation.. (par contre les boucles d'oreilles, toujours pas trouvé)

Et voilà la photo prise par mon amie Emmanuelle, lors d'un mariage de potes à Capri : ça me fait rêver, pas vous ? Dans mon nouveau cahier, celui des souvenirs heureux, j'enregistre aussi des souvenirs du futur, des moments que j'aimerais vivre, et il y a celui-ci, de la grande fête de nos 10 ans de mariage à Capri..

Bonne journée !

Capri

mardi 27 juin 2006

recréation

RecrationMalgré l'été tout neuf, elle avait froid et dans sa penderie avait attrapé une robe de laine noire, qu'elle avait mise au dessus d'un jean - celui-là même dans lequel elle ne rentrait pas il y a quelques mois, la course et les légumes avait porté leurs fruits ! Puis elle avait noué un long ruban de satin pour marquer sa taille.

Son homme probablement n'approuverait pas, d'ailleurs il n'aimait pas beaucoup les dernières robes qu'elle s'était achetées et souvent elle hésitait à les porter. Et pourtant elle les avait choisies soigneusement ces robes, car toutes elles lui disaient quelque chose d'elle qu'elle aimait. Elle aimait leur matière sur sa peau, elle aimait le tombé du tissu sur ses épaules et sur ses hanches, elle aimait danser en ballerines et voir onduler la matière au dessus du genou.

Tant pis pour les goûts de l'homme, au début de leur mariage elle se conformait plutôt, écoutait sa musique à lui et gardait les cheveux courts pour lui plaire, et insensiblement d'autres disques étaient apparus, réapparus, et les cheveux avaient repoussé sans qu'elle songe à les couper, tant elle aimait les nouer au dessus de sa nuque, ou les natter, ou s'en faire des moustaches, ou les sentir flotter comme des oreilles de cocker.

Ainsi vêtue, elle partit déjeuner, seule, d'une soupe et d'une assiette de sushis roses, dans l'un de ces restaurants où des occidentaux mangent sans fourchette, laissa tout le wasabi et sirota tous les morceaux de gingembre mariné, et se demanda combien de temps s'écoulerait avant qu'elle puisse partager ce délicieux repas avec ses petites filles.

un discours de mariage

se doit d'être très bref (5 minutes)
très écrit
peste tout du long
et parsemé de notes tendres

[standards christie-nicolesques élaborés au cours d'une pratique intensive de 9 ans de mariages, ayant subi pas mal de chansons incompréhensibles, de présentations Power Point qui mettent 15 ans à se charger quand l'ordi ne plante pas, de discours fleuves "je serai bref" émaillés de private jokes que personne n'a envie de comprendre, sans parler de la chanson à boire de l'oncle bourré ou du discours nian-nian des témouines de la mariée]

... pour mon petit frère toutefois, j'ai fait une exception en forçant sur la note tendre, et j'ai évoqué devant nos familles et ses amis rassemblés quelques uns de nos meilleurs souvenirs

L'enfance rappelée m'a semblée si loin... et l'amour entre nous encore si fort...

"Nos parents avaient deux principes d'éducation, le premier était que l'on ne soit pas chiants - et là, ce n'est pas à nous de dire si l'objectif est atteint... Le second, c'était que l'on s'aime, et je crois qu'ils ont bien réussi ce coup-là."

Anneaux

[J'étais très fière, les gens me demandaient si j'étais la petite ou la grande soeur ; et les copains de Boune et Ma, tous plus sympas les uns que les autres ; et mes petits cousins devenus adultes, de 25, 26, 27 ans, qui ont tous un métier alors que je me souviens encore d'eux braillant pour ne pas manger leur yaourt, et moi la grande bringue de 31 ans, je ne m'y fais pas... Et mon oncle sévère qui s'est laissé caresser la moustache par Alma.. L'autre oncle et sa femme qui ont dansé comme des fous et ont trempé le maillot.. Mon rôle de raccompagneuse des gens à la voiture, pour pas qu'ils repartent tous seuls, parce que j'ai toujours plein de trucs à dire et à demander au moment du départ, et puis je suis heureuse si le dernier visage qu'ils emmènent est le mien..

On a dansé, rigolé jusqu'à 5 h du mat', dans un esprit génial, je ne me souviens pas de la dernière fois où je me suis autant amusée ! Et je regrette de n'avoir qu'un seul frère, j'aimerais tellement revivre un moment aussi chouette...]

lundi 26 juin 2006

les plaisirs

Alma_bavou Le plaisir de laisser ses affaires - les draps dans les lits, une nouvelle couette, quelques livres dans la table de nuit

Le plaisir de creuser des trous dans la terre, au milieu des framboisiers et des herbes folles, et d'y enfouir ma verveine, ma menthe, deux pieds de thym

Le plaisir des petites traditions qui s'installent, le marché, la presse, les déjeuners à base de crevettes et de comté

Les rencontres au marché, les commerçants qui nous reconnaissent

Le plaisir de dire "chez moi" en parlant de là-bas

Et tous les projets liés à cette maison.

Merci Tante Annick, de me l'avoir donnée.

[et le plaisir de revenir à Paris dans cet autre chez moi..  I'm back ! et à part quelques jours en Bourgogne autour du 14 juillet, vous ne vous débarrasserez pas de moi jusqu'au 8 août ! Merci pour vos petits mots... Je suis bien contente de vous retrouver. ]

[En contrepoint à mes installations, j'ai rencontré ce week-end une jeune femme qui partage sa vie entre deux lieux elle aussi, une tente en Ardèche et une tente dans le désert.. elle ne possède rien, que la lumière dans ses yeux et son désir d'avancer.]

vendredi 16 juin 2006

il m'a payée, il m'a payée !

Avarephoto Je vous jure, quand j'ai vu l'enveloppe avec le tampon de sa boîte, je l'ai embrassée !

Le chèque d'un client, ça a toujours eu plus de prix à mes yeux qu'une fiche de paye. Cet argent, je sais ce qu'il m'a coûté de séduction, de négo, de levers au petit matin, de trajets en métro, d'heures les yeux rivées sur mon écran, puis rebelote la séduction, et la négo, dans ce cas précis une pincée d'avocat, et surtout, surtout, ne pas lâcher l'affaire... Pfiou !

(J'vas aller me faire un p'tit cadeau pour fêter ça, ces délicieuses boucles d'oreilles papillon vues chez les Néréïdes.. hmm !)

avant / après

AsjElle est venue parmi d'autres, partager un dîner prévu - les plats pensés à l'avance (les figues mozza jambon, ça risque de leur plaire), la maison rangée, les hôtes à leur avantage

Une veste oubliée - elle revient le soir suivant et nous trouve en train de faire cuire du riz dans la cuisine, pieds nus, les verres de la veille encore sur la table du salon, les plats dans l'évier, quelques serviettes éparses ici et là

Et le plaisir de se revoir aussi vite, de manière impromptue, de commenter les évènements de la veille, leurs suites, et savourer les convergences / divergences de postures

Le plaisir de l'amitié naissante, légère

[photo as/j]

Ma Photo

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