Cherchez, trouvez


  • (avec google)
    Web ce blog

Décembre : il a neigé !















Ca peut servir









A propos de cette colonne

  • Les livres que vous trouvez dans cette colonne (ainsi que tous les services ou produits dont je parle ici), je les apprécie particulièrement et vous les recommande comme je le ferais à un ami. Vous songez à les acquérir ? Amazon.fr offre des prix intéressants ainsi qu'un service efficace. Si vous utilisez un des liens sur mon site avant d'ajouter l'article à votre panier, il ne vous en coûtera pas un sou de plus, et les sites me remettront entre 5 et 8% de la transaction en remerciement de ma référence... ce qui me permet de m'acheter de nouveaux livres, disques, le bonheur quoi !

« janvier 2007 | Accueil | mars 2007 »

mercredi 28 février 2007

davantage de tendresse

Oui Houbi, ce film attendrira le regard que je poserai sur les gens, pendant un ou deux jours - ou plus.

J'ai aimé la maladresse, la pudeur, les silences, le chemin parcouru par cet homme et cette femme - la justesse de la restitution des émotions, des sensations ; j'ai aimé leur communion avec la nature, la féminité de Constance, la rusticité virile et pudique de son homme.

Miracle d'un amour.

Constance'ai

J'ai été heureuse de partager ce film avec mon homme.
Moi aussi, pendant, après, encore maintenant, ça m'a rendue toute chose !

Après la projection, les gens ne se considéraient plus de la même manière ; ils se laissaient passer, se tenaient la porte, se regardaient en coin avec un voile de pudeur, rapprochés d'avoir vibré devant la même tendresse.

Miracle du cinéma. 

mardi 27 février 2007

la lumière

Dieu qu'elle était belle la lumière sur la plage. Et dans le jardin. Et sur le visage de mes Loutes.

Hier le docteur à Dinard m'a appelée pour me dire que Chimène avait une pneumonie. Malgré mon hypercondrie, c'est dur d'être loin de ses petits quand ils souffrent (en fait elle ne souffrait pas, elle dormait ! mais vous savez ce que c'est, même les mères indignes se font du mourron par ci par là..)

Light

Et ce matin au téléphone, ma Chniouffette en pleine forme, bavarde et tout, plus un pet de fièvre, ben ça sert à quoi de s'inquiéter hein ??

Merci la vie, je pète le feu moi (sans avoir picolé ni rien, hein... Juste des fois, les situations s'arrangent.. Et puis faut avouer, c'est top d'être à Paris en célib' avec son mec ! Ce soir on va voir Chatterley, et demain, après un p'tit passage à République des blogs, peut-être irai-je voir Coeurs, pourquoi pas.. Tout semble possible !)

lundi 26 février 2007

les retrouvailles

Retour_de_la_pche_1

En me mariant avec toi, j'ignorais que l'harmonie dans mon couple, je la trouverais grâce aux absences. J'ignorais que la séparation et le manque seraient des moteurs forts de mon désir, de ton désir. Sans doute, tu l'ignorais aussi, en tout cas, nous n'en avons pas parlé.

Aujourd'hui, nous n'ignorons plus ces choses-là... Et on se quitte régulièrement.. Pendant un week-end, ou une semaine, chacun vit comme il veut - moi la femme des bois et des petits pieds embrassés, toi l'homme des écrans, du boulot-boulot-boulot et des cafés - fumée, l'homme de tout ce que tu ne me dis pas, tout ce que je ne devine pas.

Pendant la semaine au loin, je pense à toi, à nous, je me dis "Toutes choses, nous ne les ferons plus comme ça, et puis, voilà ce qu'on fera à la place, et qui sera mieux..." Ta voix tendre au téléphone, quand on arrive à se trouver au bout de si loin. Pas si loin, 4 heures 30 avec la voiture.

Et puis je reviens. C'est toujours moi qui reviens - avec cette joie mêlée de crainte, et si je ne te reconnaissais pas après t'avoir rêvé ?

Et toujours, la surprise de te retrouver si beau ; de ta peau douce ; et la douloureuse découverte que les murs sont toujours là, je ne sais pas si cette frange de toi à laquelle j'accède est nodale, ou reste une frange, petite, petite frange de celui que tu es.

[A part ça, à part ça moi aussi je suis heureuse d'être rentrée !!

J'ai décidé de mettre les photos plus grandes..

Et ampm, qu'était d'ailleurs pas tellement parti en vacances, est rentré lui aussi..

Gros baisers ! J'ai 10.000 idées de textes, trop dur de ne pas tous les écrire dès ce soir... C'est bon, bon, bon, de partir, revenir, partir, revenir, comme une mer, petite mère...] 

les glaneuses

Fiert_de_la_pche

Chaque jour, nous sommes parties à la plage armées de notre petit sac. L'objectif, sur le chemin, était de ramasser les pommes de pin et petits bouts de bois qui serviraient à allumer la flambée du soir. Absorbées par leur recherche, les enfants marchaient sans s'en rendre compte et étaient fières à tous les stades - fières de me faire admirer leurs trouvailles, fières de contribuer au feu de joie et d'entendre claquer les pommes dans la cheminée.

Cette quête ; cette observation ; cette utilisation du meilleur de la nature, en fonction des saisons, pour la vie de ma maison, m'ont rappelée les vacances à Belle Ile avec Mon Cher et Grand-Maman, mes grands-parents maternels. Pas une semaine avec eux ne s'écoulait sans qu'on aille pêcher des moules ou des crevettes (grandes marées) ; cueillir des champignons dans les sous-bois (après une averse) ; remplir nos seaux de mûres qui bleuissaient nos doigts, nos bouches, nos t-shirts... et s'il en restait dans le seau, Grand-Mam nous préparait une sublime tourte que l'on mangeait tiède avec de la crème fraiche.

Jamais je n'avais évoqué cet héritage quand, à mon tour, je me suis mise à glâner avec mes enfants. C'est peut-être quand les gens ont disparu, qu'on se soucie de rendre à César... On se demande, je me demande avec obstination, quelle empreinte mes grands-parents ont-ils laissé sur moi. Et le fil que je tire débouche sur une grosse pelote, qui se déroule à l'infini.

Balluchon

vendredi 16 février 2007

le partage

Autel_4Alors voilà, il a eu lieu le partage des meubles de mes grands-parents. Les 7 frères et soeurs enfermés tout un week-end dans l'appartement de bois, réunis tous les 7 sans conjoints ni enfants pour la première fois depuis, depuis, depuis la fin de leur enfance (ça remonte),

7 orphelins, orphelins de leur frère, de leur père et de leur mère - absences auxquelles on peine à se faire, auxquelles il faudra bien se faire,
et que partagent encore 7 frères et soeurs quand leurs parents manquent à l'appel ?

La fraternité, peut-être ; les meubles, sans aucun doute.

Après s'être partagé l'amour des parents, on se partage ce qui reste d'eux.

Maman est revenue avec une vitrine, un fauteuil, le diams de sa grand-mère, et pour moi, une tonne de mouchoirs de coton (c'est ce que j'avais demandé) et un bracelet or et turquoises, cadeau de ma grand-mère qui voulait que je l'aie. J'aimerais pouvoir la remercier. Il brille beaucoup, je ne le lui ai jamais vu porter, contrairement à l'austère jonc d'or qu'elle a donné à ma cousine Raffa. Aujourd'hui, je le porte à mon poignet droit avec un bracelet donné par mon autre grand-mère, et la montre en or de ma tante. Ca clinque et cliquète ! Mais comme je ne pourrai pas les emporter dans la tombe, je préfère commencer à les mettre dès maintenant.

[Et le soir venu, avec Maman, délectation du debrief au téléphone "et le tapis petite maison, qui c'est qui l'a eu ? et la lampe bleue ? et.."

Délectation vaguement nauséeuse, though.]

[Au fait les doux, je pars à Dinard quelques jours pour escorter mes filles en vacances et prendre quelques embruns dans la face.. Retour prévu le 25 février, hou lou, ça va faire long ! Gros bisous, j'espère qu'on se retrouvera à mon retour..]

la voix vers l'autre

Coin

Il y a dans mon métier une dimension un peu voyeuse ; je regarde, j'entre dans la vie de mes clients - et ils le supportent en général, car j'évite de juger et surtout, moi aussi je me livre.

Au cours de nos entretiens, qui durent entre 1h30 et 2h30, nous sommes souvent interrompus par le téléphone - des clients parfois... Plus souvent, un appel de l'être aimé (ou disons, du conjoint). Comment je le sais ? A l'intonation de la voix de mon interlocuteur

Plus tendre
Plus sèche
Prévenante
Contrainte

Ce n'est plus la même voix qu'avec moi, qu'avec les autres qui appellent. D'après ce que je sais de mon client, de sa pudeur, de son expansivité, je peux tout de suite connecter avec qui il parle.

Classe, non ?

[Pourquoi je raconte ça ? Pourquoi je m'intéresse à ce point à la vie des autres ? La mienne ne me suffit-elle pas ?
Qui peut se satisfaire de sa seule existence ?]

[Y'a du nouveau sur ampm.. ]

jeudi 15 février 2007

l'autorité

Je reviens d'un rendez-vous chez le banquier. J'ai failli pas y aller, et puis, mon horoscope m'a prédit que c'était la journée des placements mirifiques - et où faire des placements mirifiques loin de son banquier ? (sinon j'aime bien acheter des tickets à gratter, mais c'est rarement mirifique).

Le rendez-vous a failli ne rien donner du tout. Le banquier a des petites obligations monétaires, qu'il adore, et qui rapportent 3 % par an. Je ne vois pas l'intérêt de mettre les sous en plus de Plume de vie, sur un compte si peu rémunéré. Ca fait 6 ans que je râle, 6 ans que les banquiers me répondent "Oh la la ma brave dame, un placement à risque, vous n'y pensez pas !" J'écoutais, j'oubliais, et je restais à des taux nuls. Pi aujourd'hui.. Je m'étais déplacée. La petite voix me titille depuis 6 ans.. Quand le banquier a commencé à m'appeler sa p'tite dame et à me dire que je n'y connais rien, j'ai haussé un peu le ton et lui demandé de me montrer les autres choix, quand même.

Ben c'était très rigolo.

J'ai gardé le gros de l'épargne dans le truc de pépé, et placé le reste en Asie, dans les "midcaps Europe", dans les énergies renouvelables. Ce sont des petites sommes, à l'échelle de l'économie, et je suis fière que ma plume participe à d'autres aventures, d'autres entreprises ! Et super excitée à l'idée de suivre ces valeurs, hu hu... Et si ça marche, dans 6 mois j'investirai un peu plus..

[Que c'est bon d'ouvrir sa gueule. De dire "Tu sais sans doute, et je sais aussi."

Ca me rappelle les premiers jours d'Alma, à la maternité, où, comme pour Chimène, les puéricultrices déboulaient chaque jour et me donnaient leurs conseils contradictoires. Je leur ai vite cloué le bec "Ecoutez, avec mon bébé, moi, je fais comme ça."]

Alma5

mercredi 14 février 2007

les amis de l'autre

La_photo_prise_par_pierre_en_juin_il_fai

J'ai toujours été perplexe face aux relations de mon homme avec le reste du monde. Avec ses amis, plus particulièrement. Ses amis dont les plus anciens sont devenus les miens, et d'autres... je ne les connais pas.

La manière dont les hommes se parlent (se confient peu). Les coups de main extraordinaires qu'ils se donnent ; ou au contraire, l'espèce d'indifférence. Les oublis de rappeler. Les abandons.

"Oh la la, jamais je n'agirais comme ça, moi !"
"Ah bon, tu es sûre ?"

[Je pense à ce truc depuis le message de Laurence, et la mention des amis sinophiles de son mari.. ]

mardi 13 février 2007

la couverture

Mon_alma

Au moment où Alma est née, c'était en mai, juin, juillet, il faisait bon mais un petit, un tout petit, à la moindre fenêtre ouverte on a peur qu'il attrape froid. Or je n'avais pas de couverture convenable, celles de la maison étaient soit trop lourdes, soit déchirées, soit perdues... Je n'ai même pas pensé qu'on pouvait en trouver facilement dans le commerce, qu'elles n'étaient même pas chères du tout. J'ai décidé de lui tricoter sa couverture... Et ça m'a pris 6 mois... Dans une laine vert-kaki, même pas douce, celle que j'avais trouvé à la mercercie de Cluny.

Ma couverture a des trous, des bords zigzagants, j'ai cousu des petits lapins et des abeilles pour couvrir "les crottes" et pour figurer une prairie. Tout le monde la trouve moche... Et moi je l'adore, j'ai passé tellement de temps avec elle, devant la télé, dans la voiture, au salon pendant les longues soirées d'été et d'hiver. Elle est super pratique, pile la bonne taille, pas salissante, on l'emmène partout.

Et lorsqu'Alma dort et se pose par dessus sa couette, je la recouvre avec sa couverture, et je vais me coucher rassurée.

[Depuis, après quelques tentatives bizarres, arrêtées au milieu, j'ai arrêté de tricoter. Ca me manque. 'Reusement, j'ai de nouveaux projets qui murissent, des projets avec des aiguilles et du tissu.]

lundi 12 février 2007

ça prend

Hyacinthe

J'aime mon travail.

Et ça reste un travail... Le lourd collier de tripalium que la plupart du temps, on lutte pour endosser.

Je déteste me regarder travailler. Je déteste quand c'est laborieux, poussif, forcé. Quand je me demande "Mais qu'est-ce que t'écris, là ??" Parfois, je m'octroye une pause, et parfois j'arrive à mettre de la joie là dedans, à l'intérieur des petites histoires que j'écris.

Mais le mieux c'est quand je n'ai plus conscience de travailler, quand les idées courent toutes seules, quand mes doigts flottent sur le clavier, je sais où je vais, je sais que c'est enlevé et pertinent.. Exactement comme dans ces dissertations que je rédigeais, au lycée, la veille pour le lendemain, vers 11 h du soir, je me demandais toujours ce que ça allait donner et je me récoltais un 15..

C'était la belle vie. 

Car aujourd'hui, bon, parfois mes clients ne me mettent pas 15, ils me disent plutôt "ça se lit bien votre histoire, mais quand même, un peu relâché le style.." Après je suis bonne pour une semaine au moins de tripalium et de me regarder travailler et de soupirs et..

[Ce qui ne les empêche pas, ces satanés clients chéris, de rempiler parfois pour un deuxième ouvrage.. hé hé, c'est qu'on s'y attache à sa Christounette.. D'ailleurs, regardez, vous-mêmes, sur ce blog..]

Allé j'y retourne, ça commençait justement à être bien ! (et la babysitter part dans 1/2 heure)

Ma Photo

décembre 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        

(...)


...