Cherchez, trouvez


  • (avec google)
    Web ce blog

Décembre : il a neigé !















Ca peut servir









A propos de cette colonne

  • Les livres que vous trouvez dans cette colonne (ainsi que tous les services ou produits dont je parle ici), je les apprécie particulièrement et vous les recommande comme je le ferais à un ami. Vous songez à les acquérir ? Amazon.fr offre des prix intéressants ainsi qu'un service efficace. Si vous utilisez un des liens sur mon site avant d'ajouter l'article à votre panier, il ne vous en coûtera pas un sou de plus, et les sites me remettront entre 5 et 8% de la transaction en remerciement de ma référence... ce qui me permet de m'acheter de nouveaux livres, disques, le bonheur quoi !

« juillet 2007 | Accueil | septembre 2007 »

vendredi 31 août 2007

dans le train

Je me souviens des trajets de mon enfance, interminables lorsque nous les faisions en train - généralement avec ma Tante Annick, les autres membres de ma famille ne s'emmerdaient pas avec la vie du rail
Ces 4, 5 ou 6 heures passaient toujours LEN-TE-MENT. J'en ressortais groggy, nauséeuse, toute molle.

Du coup j'ai encore du mal à m'habituer aux 2-3 heures que met aujourd'hui le TGV pour nous emmener à Lyon ou à Vannes (bah oui j'ai pas mal roulé depuis 10 jours) ; toujours je prévois un tas de choses à faire, mes La Croix de la semaine à écluser, le cahier des filles à écrire, un ou deux romans à finir, sans compter des sms à la terre entière pour organiser le week-end, souhaiter un anniversaire ou envoyer un p'tit mot doux... A peine le temps de regarder ce que lisent les voisins et de jeter un coup d'oeil au paysage, pfiout, on arrive déjà.

Me voilà à Lyon,  où nous retrouvons nos filloutes toutes bronzées, grandes filles cool et bavardes, et tendres.. à lundi..

mercredi 29 août 2007

une femme d'extérieur

Contreplongee

Je reviens de l'autre bout de Paris, où j'ai été prendre un café avec une ancienne cliente, l'une de mes meilleures collaborations. Elle m'a grondée "Il faut sortir du bois Christie !", et mon humeur incertaine d'hier s'est transformée en projets.

Je me sens toujours mieux quand je sors de la maison, quand je me fais belle pour rencontrer quelqu'un, quand je travaille avec d'autres. Dès que je suis dehors, un grand sourire illumine mon visage.. ou une timidité, avouons-le, avec ma cliente je me sentais un peu crucruche.

Mais pourquoi m'obstiné-je à travailler seule et chez moi ? Comme disait mon prof de philo en reprenant Sartre, les salauds ne sont pas ceux qui agissent mal car ils sont ignorants ; les salauds sont ceux qui savent et qui errent quand même. Alors zut, zut de zut, comment devenir une femme d'extérieur ?

[En attendant, tu avais raison Marc, le boulot recommence à affluer.. et je suis bien contente !]

[En attendant, je serais bien inspirée de passer une petite annonce, "recherche bout de table avec wifi, dans un rayon de 20 minutes à vélo de chez moi, contre 100 à 200 € par mois..."]

mardi 28 août 2007

reprise ?

Hou ben. Il se passe à cette rentrée le phénomène de certains étés précédents : je suis à mon poste de travail, censée travailler donc... Mais je n'ai presque pas de travail.

Les clients sont encore en vacances et ne reprennent pas leurs rendez-vous
Les éditeurs sont encore en vacances et ne donnent pas de feed-back sur les documents que nous leur présentons

J'aime pas être là quand j'ai rien à foutre ; relent de mauvaise conscience, je pourrais préparer la Parisienne, remplir le frigo, aller acheter le futon d'Alma (au fait, vous savez où on peut trouver un futon pour enfants à Paris ?), faire des listes, des listes, encore des listes.

Je ne sais pas quoi faire pour relancer la machine, ça tourne à vide !

Je pense à l'eau claire de Belle-île, aux cafés sur le port, aux après-midis sur la plage, et ça m'énerve.

Palais_de_bon_matin

Allé, je vais bosser sérieusement 2 heures et pour me récompenser j'irai nager dans la bonne eau chlorée de la piscine de Paris.

 

je voulais de l'aventure...

Bond

... j'ai été bien servie !

Wahou, j'aurais jamais crû que retourner dans "mon île" serait source de péripéties si nombreuses et joyeuses. J'étais seule au milieu des autres, rencontres de fortune, membres de ma famille et vieux amis croisés au port ou à la plage, mais seule joyeuse, la Christie de 14 ans dans sa version épanouie, comme si enfin j'avais trouvé une joie qui m'a longtemps manqué. Sans Maman, sans Nico ni mes petites, je ne voulais rien, n'étais responsable de rien que de moi, au plus près de mes envies, en m'arrangeant pour les faire coincider avec la vie de la maison.

On a mangé comme 4. J'ai fait plein de vélo, ramassé plein de mûres, croisé un voisin-copain avec qui on aurait pu, un jour... et puis non.. J'ai dit au revoir à la maison, emporté quelques objets, un pull de ma grand-mère, une passoire en poterie (moi et la poterie...) ; j'ai découvert mes cousines beaucoup plus jeunes que moi, nous avons dormi toutes les 4 dans le grenier des enfants, nous avions le même âge...

La force d'un gâteau aux pommes, d'une tourte aux mûres, d'une giclée de nuoc-mam dans le riz ; les yeux verts dont nous avons hérité Maman, Chimène et moi, les colères soudaines, les rancoeurs ressassées, les mufleries, les confidences assassines... et l'amour au milieu de tout cela.

Que va devenir notre famille ? ça dépend de moi, aussi.

[Total j'ai loupé un bateau, un train, ai été prise en stop par trois étudiants, je reviens tout juste de Vannes, où j'ai passé la nuit à l'hôtel de la gare pour prendre le 1er train du matin !]

vendredi 24 août 2007

Belle-île, dernière

Ce soir, je repars à Belle-île (pour 3 ou 4 jours, ça dépendra si au retour je m'arrête pour travailler avec une cliente qui séjourne à la Trinité) ; ma tante Chantal, la soeur aînée de Maman, organise un déjeuner pour dire au revoir à la maison qui va être vendue dans la succession de ma grand-mère. Je vais retrouver quelques couz, ma tante, mes oncles, le jardin, le grenier, le figuier dans lequel nous grimpions, mes plages sous les dunes, mes ports de Sauzon et du Palais, le vélo dans le vent...

je vais emmener l'appareil photo

essayer d'être légère et de bonne humeur, pas l'éternelle ado boudeuse ou fofolle que je suis dans ma famille

apporter mes carnets de chants, mon sac de couchage, un couche partout, si jamais l'idée nous prenait de dormir à la belle

essayer de susciter et d'engranger de bons souvenirs

... et dans le train, commencer à tenir un cahier à mes filles, où je leur raconte l'histoire de leurs prénoms, de leur gestation, plonger pour elles et pour moi dans l'arbre gynécologique de la famille...

Je suis heureuse de partir seule, sac au dos ; j'ai l'impression d'aller à l'aventure, j'ai beau connaître Belle île depuis ma naissance, je ne sais pas ce que je vais y trouver cette fois

Petitoute

[La dernière fois que j'y suis retournée, c'était en mai 2004 ; Alma existait déjà... sous forme de désir d'enfant, Chimène avait deux ans, mon gros bébé en couches..]

jeudi 23 août 2007

souvenirs de vacances

au fond de mon sac (un grand cabas à motifs indiens, acheté 3 € à la braderie d'une boutique de Sagone)

Ma_fille

* un paquet entamé de galettes au beurre, dont raffolent les enfants et Bertrand
* deux bougies chauffe-plat (les autres sont restées allumées sur ma petite crique d'enfance, dans leurs trous de sable, à la fin de notre pique-nique du soir)
* le biberon de la poupée d'Alma
* un coquillage offert par Chimène
* un brin de lavande de Ménerbes
* mon stylo plume chéri et mon cahier du moment, tous deux offerts par Nico
* mon telefonino rempli de sms
* et des cartes postales pour remercier tous ceux qui nous ont accueilli. Mon programme cet après-midi.

Ma_fille_sous_le_parasol

[Ces photos de Chimène me bouleversent. Ma petite fille déjà grande, une femme en germe.. J'ai tant de choses à lui transmettre, que j'ignore comment lui dire.. Mère de filles, ou femmes tout court, lisez ce livre ! Il est.. wahou.. très, très juste et fort. Au sujet de la sexualité, écrit par une femme gynécologue et acupunctrice (et amante et fille et mère et soeur..), j'ai trouvé le livre que je cherchais depuis des années.]

[L'émotion que je ressens en regardant ces photos, me renvoie à celle que j'ai eue lorsque Papa m'a donné, sur des CD, notre enfance numérisée ; il y avait des photos de Maman, et l'abîme de ses yeux, le mystère de son sexe, m'ont subjugée.]

wahou

Nos couleurs s'effacent déjà sous la pluie

J'ai passé mes vacances à pleurer ; deux mois peuvent abriter tant de départs... Accepter de lâcher l'ambiance d'un lieu ; accepter de quitter des tendresses (la douceur de ma Violaine ; ma grand-mère et son amour inconditionnel ; Laure qui m'accueille comme une soeur ; Angèle et Yves qui nous prennent comme leurs enfants ; Anne, Simone, mes mères et grands-mères d'adoption, et Jeanne mi-ange mi diable ; Chimène la pudique, Alma le bulldozer d'amour ; et Bertrand, et Stéphane, et Hélène, et Viviane, et Olivia, et Claude, et Marie-Victoire, et Basile le chien, et François le séminariste, et Pascale la fée corse, et Benjamin, et Mariel, et Dora, et Kayssou la potière...) pour de nouvelles rencontres

Les yeux des aimés, le feu qui brûle dans ces yeux-là, et mon désir de plonger toujours plus loin. La joie de se revoir, l'excitation de se rencontrer - et toujours, mon Nico près de moi

Wahou

J'ai l'impression d'avoir passé les plus belles vacances de ma vie.

(Et je suis heureuse de retrouver mes deux jardins...)

Roc

dimanche 05 août 2007

la clé sous la porte

J'ai bossé (pour Plume) une bonne partie de la journée, les sacs sont à peu près bouclés, me reste plus qu'à arroser les plantes, nous sommes latés.

Demain soir le bateau vers la Corse, les filles en parlent depuis 3 jours, Chimène a tout raconté à Alma qui n'a fait le trajet qu'une seule fois, à l'âge de 3 mois. J'espère qu'on aura une cabine rose... Moi aussi j'adore ces traversées, traversée poisseuse de la France, puis la nuit sur le bateau. Elle se mérite, notre île de rêve.

Traversee

A bientôt mes Loulous, bon mois d'août. Nico et moi revenons le 23.

vendredi 03 août 2007

album

Je me suis levée tôt ce matin, moitié pour terminer des lectures avant le rendez-vous avec mon client, moitié pour venir ici, écrire mon billet du matin et ne pas décevoir ceux qui passent par ici leur tasse de thé à la main... Toujours cette posture nourricière de maman qui a peur que ses petits puissent manquer de quoi que ce soit, comme si c'était grave de manquer ! (Bah oui mais je pars dimanche moi..)

Dans mon lit, avant de me lever, j'ai repensé au texte en gestation (qui était tout écrit dans ma tête hier soir, et dont je ne retrouve plus les accroches ce matin) ; j'ai repensé à nos discussions d'hier, à vos petits mots, à mes inséparables encore endormies, à l'air de chat de Chimène lorsqu'elle me verra assise sur son lit, dans une heure.. elle est câline avec moi Chimène, en ce moment.. et Alma prend un peu son indépendance, tant mieux car parfois cette fusion entre nous m'inquiétait ; trop comblante pour l'une et l'autre..

Je repensais aux albums de photos patiemment tissés par Maman, et que nous sommes si contents de regarder aujourd'hui, déjà "à l'époque" c'était une fête de découvrir le dernier né, après des semaines et des semaines de tri, découpage, montage, collage, tout un bazar sur la table de la véranda. L'autre jour en les feuilletant avec les filles, je culpabilisais de ne pas avoir repris le flambeau de ce rituel.. Et ce matin Eurêka j'ai compris que mon blog en plus de toutes ses autres fonctions, jouait aussi pour nous le rôle d'un album de famille, un album trop encombré et plein d'autres choses, mais que je gardais aussi une trace de nos vies et de nos visages, des visages de mes petites qui grandissent, qui grandissent

Generations

Ma crainte, c'est lorsque nous voudrons sortir d'internet pour le feuilleter au coin du feu, l'album matériel ne nous soit pas accessible. On verra bien à ce moment-là, mais je devrais quand même recommencer à tirer nos photos sur papier. 

jeudi 02 août 2007

petite soeur, grande soeur

Les_artistes

Certes, les filles aiment bien s'installer là où je me tiens - et si j'ai le malheur d'entrer dans mon bureau alors qu'elles-mêmes sont à la maison, dans les 5 minutes qui suit la pièce sera en chantier. Car la tornade est multipliée par deux ; partout où l'une va, l'autre va. Number one veut construire une cabane avec un parapluie rose, Number two me réclame le frère du parapluie (tout aussi rose et tout aussi niqué à force de promenades grand ouvert dans le couloir) ; et les voilà qui me piquent des paréos pour recouvrir leurs cabanes, voire les installent périlleusement sur le canapé.

Number one veut dessiner, Number two lui emboîte le pas, avec les mêmes crayons évidemment, et pourquoi pas sur la même feuille tant qu'on y est. Idem pour les poupées, la trotinette, l'histoire, elles se chamaillent non stop. Et s'asticotent, et s'emmerdent à mourir dès que l'une manque à l'appel : Elle est où Simène ?

Hier à la piscine ; Chimène qui est un vrai petit poisson, depuis sa naissance refuse de mettre la tête sous l'eau. Alma beaucoup plus terrienne, hier a sauté dans l'eau, s'est immergée totalement et en a redemandé. Hou la mais la grande Chimène n'a pas voulu être en reste et zoup, toute entière dans l'eau. Pas trop tôt ai-je pensé. C'est bien ma grande ai-je dit.

Quand Chimène a peur de traverser seule le couloir, elle entraîne sa petite soeur. Quand je pars faire une course de 5 minutes, je confie Alma à ma grande.

Chimène me demande toutes les 5 minutes si je la préfère ; Alma prétend que tous les jouets de la chambre lui appartiennent. Le bonheur je vous dis, d'avoir deux enfants (qui s'aiment).

Les_artistes_2    

Ma Photo

janvier 2009

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

(...)


...