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Décembre : il a neigé !















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dimanche 30 septembre 2007

vieux machins

Wristbands

Déjà 13 mois que nous sommes revenus du Brésil. Les bracelets tiennent encore à mon poignet droit, pâles et filandreux, emmélés et douteux, et pas le moins du monde sur le point de rendre l'âme. Chimène et Nico les ont perdu au bout d'un mois, Alma après 6 ou 7 mois.. Et moi, qui de retour de voyage avait honte de me présenter aux clients avec ces bracelets crassoux, aujourd'hui je préfèrerais me faire trancher le poignet plutôt que de les couper (bon en fait quand même pas). Un des deux voeux attachés à l'un de ces bracelets s'est déjà réalisé ; mais l'autre, pas tout à fait.. et je ne sais pas à quel bracelet correspond quel voeu.

Je dois être le genre de fille auxquels les rêves s'accrochent.

[Quand ils seront tombés... ce qui me ferait plaisir c'est d'en avoir deux nouveaux, un rose et un blanc.. si jamais l'un de vous va au Brésil..]

samedi 29 septembre 2007

mes dejs de filles

Tout à l'heure j'ai appelé une copine pour la remercier d'un déjeuner que nous avons eu récemment, et elle m'a répondu de sa voix chaleureuse : "Le moment que nous avons passé ensemble a illuminé ma journée !" Et c'est bien ce que je ressens très souvent lorsque je sors d'un déj, cette chaleur qui m'irradie pendant plusieurs heures. L'intensité et la tendresse de nos regards, les réflexions profondes échangées, les épiphanies - même si nous ne sommes pas amies intimes - oh on ne parle pas de fringues ni du petit dernier, mais de nos projets de boulot et de nos freins à parvenir à ce qu'on veut et de nos hommes, si précieux et pesant lourd sur nos énergies, dans les deux sens du terme.

Souvent j'ai les larmes aux yeux, tellement je suis emplie de leur détresse ou de la mienne, de leur bonheur ou du mien.

Oui lors de ces déjs de filles il nous arrive d'atteindre une communion qui n'a rien à envier à l'amour ; et le beau c'est qu'il n'y a pas d'enjeu, pas d'angoisse "et si ça s'arrêtait ? on se revoit quand ? il m'a dit un truc bizarre..", on le sait qu'on va se revoir dans un mois ou deux, et si c'est pas aussi chouette et ben.. on se retrouvera mieux la fois d'après !

[En entrant en prépa à Franklin il y a 15 ans, je suis entrée dans l'ère des amitiés bienveillantes (c'est grâce à Franklin, directement ou indirectement, que j'ai connu Nico et les 3/4 de mes amis d'aujourd'hui). Auparavant, toutes mes connections étaient à double tranchant ; la camaraderie se doublait de jugement et de castration. On se dit qu'avec des amis pareils, pas besoin d'ennemis.. ben en fait les gens qui me détestaient ou me méprisaient étaient vraiment, vraiment pas gentils avec moi. Je me demande ce qui a changé, car cette misère relationnelle semble derrière moi, bien loin. J'espère, j'espère bien ne plus avoir à boire de cette coupe amère.]

This_unique_glow

[Et hop, une photo mal cadrée du port de Palais, qui n'a rien à voir avec le choucroute, si ce n'est faire plaisir à mes cousins Raf et Fabien quand vous passerez par là.. et que le port lui aussi a this unique glow présent chez chacune de mes amies. Hou la la ça fait longtemps que je n'ai pas mangé une assiette de sushis.]

(Hier, horreur malheur : en arrivant à une soirée, sur qui je tombe ? sur H. un de mes ex amoureux d'il y a hou très longtemps, avant Franklin je compte même plus - tu te rappelles Raf, c'était l'été de notre première... Ca n'avait pas été un grand amour, mais H. était beau gosse, son nom à ralonges m'avait impressionnée, total j'ai été un peu vexée lorsqu'il m'a annoncée au bout d'un mois ou deux qu'il sortait avec une autre minette. C'est la première personne que j'ai vue en arrivant à la soirée, et comme j'ai tendance à voir des fantômes de mes ex partout je l'ai bien regardé.. puis avec ma finesse légendaire, -H. c'est toi ?? oh ça me fait plaisir de te revoir, tu te rappelleson est sortis ensemble il y a trèèèèè longtemps, et je me lance.. puis remarque une nana à ses côtés (pas jolie), oh bonjour, tu es la femme d'H. ? Je me penche pour lui faire la bise.. la fille ne se penche pas.. et H. me demande : - Tu t'appelles comment déjà ?

Ca me vexe grave d'être sortie avec un muffle, en plus je ne le trouve même plus beau gosse (pourtant il a pas tellement changé). Allé, on a tous le droit à nos erreurs de jeunesse.

Et toujours cette phrase de mon père.. "Cultive tes amours de la vie.. d'ailleurs là je vais enfourner une fournée de tomates pour les faire sécher, hmm.. j'ai trop envie d'un petit sandwich baguette-kiri-tomate, si vous saviez comme c'est bon ! Ah, vous savez ?) 

vendredi 28 septembre 2007

ma maison d'écriture

En ce moment, je me demande..
ma maison intérieure est-elle si vide, que j'ai besoin de la remplir avec cette conversation sans fond... sans fin.. que d'aucuns appellent déballage.. d'autres, écriture en pure perte.. et moi, je ne sais pas bien comment je l'appelle.. flic floc flaques de mots répandus autour de moi, miettes de pain du petit Poucet

En ce moment, je me demande..
ce que je fais de mes journées, de ma vie, moi talentueuse à plein d'égards, qu'est-ce que je fous enfermée chez moi à attendre que quelque chose arrive - quelque chose, mais quoi ?

En ce moment, je me demande..
si un jour je l'écrirai, mon livre. Pour cela faudrait déjà que je commence à vivre ; et que je cesse de m'éparpiller comme un petit oiseau

Faire oeuvre, ou faire lien ?

Elle est où, ma chambre à moi ? 

la chanson du jour

Spécial dédicace... nous tous ?

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Hier Chimène a été à son premier cours de peinture ; elle a peint d'après Arcimboldo, et a adoré nous expliquer tout le processus de réalisation de son travail. J'ai l'impression qu'elle prend confiance en elle.. De retour du cours, elle m'a déclaré qu'elle allait essayer de dormir sans son doudou. Le soir venu, elle l'a couché sur sa table de nuit, puis s'est ravisée et l'a emmaillotté dans son gilet.. et quand je suis venue la border, j'ai trouvé Doudou dans ses bras : "Le pauvre, il s'ennuyait sans moi..." Ouf, j'ai encore un peu de rab de ma grande fillé bébé. [Ah je vous jure, ces mères qui empêchent leurs enfants de grandir !..]

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Energie

Et l'autre jour, hu hu, j'étais super contente.. Comme souvent, elle se plaignait d'Alma qui lui avait fait je ne sais quelle misère, et alors moi, pour une fois j'ai eu de la présence d'esprit et j'ai ressorti la phrase de Dolto : "Ma pauvre, tu n'as pas de chance d'avoir une petite soeur.." "Oh ben si, s'est-elle écriée ! parce que quand même, souvent, elle joue avec moi !" Hé hé.. aux anges je vous dis, la maman poule.

jeudi 27 septembre 2007

évacuation ? (et culpablité)

Beau_jour_gris

Il y a deux jours, coup de fil de ma psy. L'ancienne, celle que j'ai quittée en mai. Oh on s'est séparées d'un commun accord, parce que nous pensions que j'étais prête, à un moment elle avait même dit que ça nous ferait à elle et à moi un beau cadeau. Et un beau matin de mai, en me réveillant un peu plus tôt pour aller la voir, j'avais pensé "Fais chier", et c'est ce jour que j'ai compris que c'était fini.

Sauf que. Sauf que que, nous avions évoqué la possibilité que je revienne faire un stage de groupe avec elle, et un groupe. A l'époque, l'idée m'emballait, j'ai même demandé des renseignements et tout.. Pi l'été a passé, je suis passée à autre chose, ai rencontré "par hasard" une autre psy, une autre Catherine en plus.. Alors quand elle, mon ex donc, m'a appelée il y a deux jours pour me demander si je participais au stage, hou ben je me suis sentie toute triste. Une lâcheuse- abandonneuse - traitresse à cette femme qui m'a tant donné pendant deux ans (bon je la payais hein, mais quand même, qu'est-ce que je l'ai aimée ma Catherine..)

Mais voilà, c'est fini. Et c'est le but d'une thérapie de se terminer. Et je suis fière d'avoir réussi à couper les ponts... Mais alors, elle vient d'où cette culpabilité ?

mercredi 26 septembre 2007

dailies

Dans_l_eau - Ah non, je ne lui enlève pas ses couches. Ou alors, c'est vous qui venez nettoyer quand votre fille fera pipi sur mon lino..
- Irresponsable !
- Maman, tout est de ta faute. En plus, t'es moche.
- Et l'année prochaine, quand elle sera à l'école, vous l'amènerez aussi à 15h30 ?
- Papa !! je veux papa..
- Je vois que vous aussi, vous avez cédé à la tototte..
- Quand même, c'est étonnant que tes filles soient aussi sympas, étant donnée la manière dont tu les élèves.
- Ah ben. Elle a gagné.
- Vous venez la chercher tout de suite. TOUT DE SUITE. Ou je vous dénonce à la PMI.
- Vous voulez en avoir un deuxièèèème ? Déjà que votre première, vous vous en occupez n'importe comment ! (et 3 ans plus tard : - 3 enfants, ben dis donc, vous avez du courage...)

Faut pas croire hein, en général les gens sont plutôt bienveillants à mon égard.. mais il y a des jours où je me passerais bien de ces petites humiliations. Des jours où j'aimerais recommencer à l'ouvrir comme avant.   

postures

Jane_b_2Il y a avait cette série d'émissions sur France Culture, pendant une semaine 1/2 h chaque matin consacrée à esquisser un portrait de Jane Birkin, mon idole d'adolescence.
Je n'en ai pas loupé une miette, et j'ai adoré sa manière de parler de ses filles ("Etre une mère de filles, ce n'est pas toujours facile, mais au moins les filles ne vous laissent pas tomber dans les moments durs"), de sa mère - et de la loyauté de ses parents entre eux (la mère était actrice, son père, très jaloux, ne l'a pas laissée continuer son métier, et elle l'a toujours regretté - mais a suivi le désir de son mari), et à elle. Lorsqu'a paru la chanson "Je t'aime moi non plus", tous les voisins de ses parents, en Angleterre, se sont scandalisés (vous imaginez, vous, votre fifille en train de faire l'amour à la radio ?? avec un mec qui lui dit "Je suis la vague, toi l'île nue" ?). Eh ben les parents, on ne sait jamais ce qu'ils en ont pensé : à leurs voisins qui s'offusquaient, ils répondaient invariablement "La mélodie est très belle.."

[Je voulais insérer Je t'aime moi non plus, ou Prénom Jane B, mais ça marche pas, en revanche j'ai retrouvé cet hymne à l'inceste, à l'âge de 11-12 ans j'étais verte de jalousie qu'un père aie pu écrire cette chanson pour sa fille. A presque 33 ans, la mélodie me plait toujours, en revanche la sensation est plutôt le dégoût.. ]

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Une de mes copines d'école m'a impressionnée en me racontant le couple formé par ses parents, et notamment l'attittude de sa mère : "Elle n'a jamais trainé en pantoufles. Devant papa, elle est toujours en bas et escarpins. Et le week-end, ou le soir, quand il a une course chiante à faire, elle l'accompagne et ainsi, la corvée est transformée en moment joyeux entre eux." Et moi qui aime tellement les jolis pontchos que m'a offerts ma maman...

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J'ai appris, hier, le double suicide d'André Gorz et de sa femme Dorine. "La sachant condamnée.." J'avais lu l'année dernière sa lettre à D., qui m'avait assez ennuyée, moi. Bah oui, le grand amour heureux, chez les autres, c'est chiant... J'en avais retenu sa culpabilté à lui de l'avoir mal ou pas assez aimée, et sa manière à elle de tenter de le faire venir se coucher : - Come ! - I'm coming.. - Don't be coming, come ! Ce dialogue, je sens qu'il va devenir un grand classique à la maison. (Pour le double suicide, on a le temps d'aviser).   

mardi 25 septembre 2007

ma maison

Le retour dans ma maison après deux mois. Etrangeté du jardin vide dans la nuit, l'apparence nette du lieu sans bordel. Odeur de moisi (les fenêtres resteront ouvertes tout le week-end). Des livres que nous n'avons pas lu, des magazines posés ça et là, mais pour l'essentiel, tout est à sa place.

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Un truc que j'aime dans cette maison, ce sont les bruits qui circulent entre les murs, trèèès rassurant pour une jeune maman (moins pratique pour faire la grasse mat', mais vous en connaissez vous des jeunes mères qui ne se soient pas assises sur le concept de grasse matinée ?) Le mieux, c'est quand je suis dans mon bain - une salle de bain inondée de lumière naturelle, ça me change de ces pièces aveugles - et j'entends Nicolas papoter avec les filles, ils se disent des choses qu'ils ne se diraient pas si j'étais là, sauf que j'entends tout, et je savoure, ma maison de Dinard c'est la mort du fantasme "j'aimerais être présente à mon enterrement".

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Piouf

L'autre truc bien, de mon point de vue, c'est le passage. Cette maison est un moulin. Elle appartenait à Tante Annick, ma 3ème grand-mère, la petite soeur chérie de ma grand-mère, la tante chérie de papa et maman, la mère adoptive de mes deux cousins-oncles... Bref tout le monde se sent un peu chez lui dans ce lieu, c'est ce qu'avait voulu Tante Annick et je suis heureuse qu'elle m'ait transmis ce flambeau (même si la responsabilité est lourde). Faut juste que nous arrivions, Nico et moi, à le transformer petit à petit en un lieu à nous.

lundi 24 septembre 2007

i hola chiquillas (y chiquillos) !

Yipi_doop

Just back from Dinard, après un trajet bienheureusement bercé par les mélodies de mon enfance, je vous écris ce p'tit billet vespéral car demain matin pince fesse pro, le genre de trucs où je me force à aller et une fois sur 10 c'est bien, mais la dame a dit Christie sortez donc du bois, et avant elle quelqu'un d'autre, et après eux je me suis autoproclamée femme d'extérieur, donc, faut que ça se voie

Just back from Dinard, 3 jours c'était farpait, les plages encore vivantes mais plus bondées et toujours ensoleillées après la tornade touristique, les filles ont pêché des mini-crevettes, et nous nous sommes baignées hier, et la présence des hommes, Nico et son appareil photo, mon papa et son bateau, et tout à l'heure notre cousin-médecin et sa montre, et j'ai couru 40 minutes sans forcer, bain de soleil, peur d'orage cette nuit, hmm les bonnes crêpes, la première dent tombée de Chimène, et moi présente présente à chaque minute, vous savez mon vieux bovarysme : envolé (BON DEBARRAS)

The_hole

Just back from Dinard, j'avais pensé à tellement de choses à vous dire et puis elles se bousculent

Eh bien,
peut-être ce sera une série de billets cette semaine
ou peut-être que ces idées notées à la volée iront se perdre avec les milliers d'autres qui nous traversent à chaque instant

gros baisers !

vendredi 21 septembre 2007

toup toup

Il me semble parfois que je suis vouée à décevoir..

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Marie_vinci

Pas facile pour une mère de famille de conserver ses petits secrets. Ce matin, je m'étais prévu une visite du Louvre avec un ami, et au moment d'emmener les filles à l'école tout ça, Alma se met à vomir partout. Bon je la garde bien sûr.. Total j'ai dû faire part de mon projet de Louvre.. ce qui m'a vexée, pour une fois que j'avais un tout petit bout de mystère à moi !

[Total nous sommes parties avec Alma maladoute, elle a été chiante que j'en étais gênée, et en même temps, c'était si beau la balade à vélo, et chouette de retrouver P. dans un cadre inhabituel, et la peinture italienne bien sûr, et de nouvelle idées de balades..]

Annonciation_daddi

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A part ça, fait beau, les affaires reprennent, j'ai mangé de sublimes gnocchi à la truffe au déjeuner (et en compagnie délicieuse), on va se baigner ce week-end.. La vie est belle ! (pour moi)..

Et pour vous ?

Ma Photo

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