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lundi 31 mars 2008

potion magique

La_foret_jadore

je suis sortie avec mes copines, j'ai reconnu devant elles que j'étais fatiguée
puis je l'ai écrit ici
puis je l'ai écrit à mon homme et lui ai demandé de l'aide
puis je me suis acheté des mollecules plein de probiotiques et ai commencé à les prendre
puis on a passé un super week-end à base de fôrêt (on a vu un écureuil !), de gospel et de rangement de l'appart'
puis ce matin, une séance de coaching de groupe (entre "entrepreneuses" !), où nos questions se recoupent et ça fait du bien...
puis, un déjeuner avec une tendre amie

cela associé à Churchill qui commence à faire pipi dehors (parfois)
à Chimène qui est rentrée de vacances toute heureuse, avec sa première étoile et une tête de hibou
à la bonne bouffe en général (spaghettis vongole - poulet roti - galettes au saumon - mascarpone aux framboises - pain perdu - gâteau au chocolat - coquilles saint jacques..)
à la croute sur mon pied qui fait mine de cicatriser
au soleil qui succède à la pluie...

ben malgré cette saleté d'heure d'été, je me sens beaucoup mieux !

Et ça tombe bien parce que c'est la semaine de la compta ! (entre autres, hmm).

Bon lundi printanier mes loups-louttes !

vendredi 28 mars 2008

la sentinelle

La_sentinelle

Hier soir, en parlant avec mes copines, j'ai réalisé à quel point j'étais fatiguée. Pas une fatigue triste, mais une fatigue lasse, celle de la fille, pardon, de la femme qui comprend qu'elle n'a pas la possibilité de baisser très longtemps la garde, dans aucun domaine. Sinon sa vie s'effrite. Et comme a dit la voisine quand elle a vu Churchill, "Vous alors, vous ne savez vraiment pas quoi vous rajouter comme fil à la patte !" (je me demande à quoi d'autre elle faisait allusion) (mais bon déjà elle semble aimer les chiens et ne se plaint pas du nôtre, on ne va pas en demander davantage).

Je veux bien être une sentinelle - mais qui vient relever mon tour de garde ?

Ce rôle de femme, à la fois présente dans son foyer et attachée à son travail, je l'ai choisi durant mon année de discernement au Chili ; où les femmes étaient vivantes, vibrantes, (fatiguées), et les hommes avaient un regard qui souvent semblait vide. J'ai voulu être une femme comme ces femmes - j'avais sous-estimé la dimension "fatigue" - sans pour autant prendre toute la place, ni éteindre l'homme qui (je l'espèrais) allait partager ma vie.

Est-ce que c'est ainsi que nous vivons ? Vivants, vibrants tous les deux ? Mais alors, pourquoi sommes-nous si fatigués ?

[Je rappelle dans mon coeur toutes ces femmes qui m'ont inspirée, m'inspirent - me portent avec leur force et dans cette envie que j'ai de leur ressembler. Elie, Jacqueline, Mariel, Elizabeth, Zie, Aude, Sabine, Marcelle, Aliette, Catherine, Marie-Noël, Alix, Françoise, Catherine, Monique, Clarissa.. Femmes presque toutes mères, fortes et fragiles, souvent fatiguées, et malgré tout un phare pour ceux qu'elles aiment ou qui, tout simplement, ont croisé leur route.

Peut-être que la fatigue est le juste prix à payer.]

[Je porte une jolie petite robe achetée hier chez American Apparel. Gris lumineux, avec des petits boutons sur le devant, elle me va bien. Je suis contente.

Ce week-end, jardinage rempotage semage balayage ; et premier jogging avec Churchill. Ca va être chouette !]

jeudi 27 mars 2008

milagro

dans un verre bleu je bois
le jus du premier citron de mon citronnier
je plisse les yeux devant ce miracle (et je fais un voeu)

Deuxieme_citron

[Autre miracle
ça marche toujours pour moi de me lever dès potron minet et de me remettre au travail
empoigner les sujets à bras le corps - renouer le contact avec mes clients, me remettre à l'écoute de mes intuitions et les suivre, au lieu de faire celle qui n'entend rien parce que c'est chiant d'aller parler avec la nounou du chiot qui l'angoisse quand j'accompagne Alma, de rendre plus élégant un contrat dont je sens qu'il va froisser mon client, de dévier de mes trajectoires bien commodes.

Comme dirait jp - comme j'imagine que dirait jp - il faut appliquer les recettes qui fonctionnent, sans toujours se poser 1000 questions et chercher à se réinventer.

Quoique.]

mercredi 26 mars 2008

les conséquences (2)

Vaux_l_eau

Pourquoi ai-je périodiquement la sensation que ma vie va à vau l'eau ?

Les choses dans l'appartement se cassent (la porte d'entrée, la porte du placard de la cuisine, le parapluie abandonné sur le pallier)
Les livres que je dois écrire ne s'écrivent pas tous seuls
Le prospect qui m'avait dit oui, dit non finalement après que je lui ai envoyé un projet de contrat (cela me rappelle que le contrat fait aussi partie du processus de vente)
Notre petit chien attrape tout ce qu'il peut et le trimballe avec lui, les objets changent de place, y'a des p'tits bouts partout
Mon corps, mon corps courbattu a vraiment besoin d'exercice

Et le reste.

Ca me réveille la nuit.

Je ne sais pas par où commencer pour redonner une forme.

[J'ai terminé la lecture du livre d'Henry Bauchau. Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de chef d'oeuvre récent. J'ai adoré ce livre, dont je pressens que certaines images, certains personnages, certains liens entre les choses, vont m'accompagner encore longtemps. Et puis l'âge de l'auteur, 93 ans, ça m'a fait du bien de savoir qu'à cet âge encore on pouvait tendre son désir d'écrire, et mener à bien un projet d'écriture d'une telle force.]

mardi 25 mars 2008

les conséquences

Ah_il_faisait_chaud_a_bangkokJe ne me doutais pas que ma petite chute à moto me mènerait si loin.. Quatre semaines après, mon pied n'a toujours pas cicatrisé, y'a un encore un gros bobo-dragon, qui semble guérir puis au moindre frottement se réveille et se rouvre ouille ouille ouille.

Du coup, je me balade encore pieds nus dans mes ballerines, par moins deux c'est cosy, et j'ai attrapé une saleté de bronchite qui, forcément, n'est pas prête de guérir ;

Du coup j'ai hésité 15 jours avant d'oser reprendre mon vélo, et oui mon bon vieux vélo ! j'avais peur de tomber..

Du coup, j'ai arrêté de courir et de nager et je grossis et j'ai mal au dos et je pique des colères (c'est fou comme ça devient une drogue, le sport !) (en plus on a une nouvelle balance qui enregistre ton poids et te dit quand tu as grossi ou maigri, sympa les bonnes nouvelles au réveil) ;

Du coup ce week-end au ski j'ai pas fait de ski, ben le ski sans skier c'est moins rigolo, pi toutes ces bonnes tartiflettes et le bon jambon et le bon fromage, je goûtais et regoûtais avec chaque arrivant frigorifié, "Tu veux un thé ? une tartine ? allé, je t'accompagne..", c'est ma balance qui s'est marée ce matin ! On a quand même bien joué dans la neige avec Alma et Churchill (rassurez-vous, pour l'occase j'avais mis des chaussettes).

Allé j'arrête les conneries (et ça y est, je me remets GRAVE au travail).

Bon mardi mes loups-louttes !

vendredi 21 mars 2008

moments où je me suis sentie un peu conne

A_saint_omer

L'autre jour j'ai acheté une superbe pair de gants oranges en pensant à la marraine de Chimène, super chic (j'ai choisi pour mes filles des fées-marraines gracieuses et élégantes, pour trancher avec leur maman brouillon)... Et quand je les lui ai montrés toute fière l'autre jour, elle les a regardé d'un air dubitatif, Ah ?

L'autre jour Chimène et moi on a peint des pots pour les fleurs avec des couleurs vives, c'était joli, quand la peinture a eu l'air sec je les ai pris et empilés pour les ranger. Hier, au moment de rempoter mes nouvelles fleurs, j'essaye de prendre l'un des nouveaux pots... qui sont tout collés, hé hé. Du coup j'ai rempoté mes fleurs dans un empilement de pots.

Hier la nounou m'a expliqué qu'Alma voulait faire pipi sur son parquet pour faire "comme le chien". Hmm.

Quand Churchill (les rares fois où Churchill...) fait pipi ou popo dehors, je le félicite copieusement, Oh le gentil chienchien, oh mon gentiiiiil ! D'abord parce que je suis vraiment contente, et ensuite parce que "c'est comme ça qu'il faut faire", dixit la Bible. Parfois des gens se retournent de l'air de penser Hmm, elle est niaise celle là ! Et du coup je me confonds en explications... C'est fou le nombre de gens qu'on rencontre avec un chiot, bien plus efficace qu'un enfant !

[Joyeuses Pâques au fait !]

jeudi 20 mars 2008

l'accordéon

C'est marrant le boulot. Avant de partir en Thaïlande j'étais à donf, entre ma newsletter et tout le boulot que j'ai dû abattre pour partir tranquille. Tout me passionnait, j'ai presque dû me forcer à partir (non quand même pas). Mais depuis le retour... J'ai du mal à rentrer. Je me force à rappeler mes clients, mes prospects (aller chercher du travail ! faut être fou quand même..).

A quoi est-elle dûe, cette motivation en accordéon ? J'ai des nouveaux produits à développer, mais je ne le fais pas, pas vraiment.. Et ma newsletter n°2, toujours dans les cartons, aurait dû partir aujourd'hui. J'attends quoi, que ça me tombe tout cuit dans le bec ? (et en plus oui, hier un copain m'a appelée pour rédiger une courte biographie de dirigeant, j'ai rencontré le patron ce matin, et hop ! un nouveau produit pour Plume de vie).

Je m'énerve quand je suis comme ça, l'indolence, le trop grand lâcher prise, alors que j'ai dans les mains une petite boîte qui pourrait me faire vivre très honnêtement ! Et j'ai beau me botter le cul, ça vient lentement, lentement. Je m'énerve quand je ne comprends pas ce qui se cache dans le décallage entre mon intention, mon potentiel et ce que j'en fais.

Allé, au boulot d'ailleurs.

Beaux_yeux

[Et notre Chimène, ben elle pète la forme en ce moment !]

[L'accordéon, c'est aussi l'instrument qui me tente lorsque je reviendrai à la musique, un jour..]

mercredi 19 mars 2008

le goût de vivre

Alma_au_cimetireA mon retour de Thaïlande, pressée par la lecture d'un formidable dossier sur l'amitié dans La Croix qui disait notamment que l'amitié supporte la rivalité amoureuse ou les différences de fortune, mais ne se remet pas d'une indélicatesse ou d'un coup de téléphone différé...  J'ai appelé mon ami A. Il m'a annoncé la mort de son grand-père. - Oh mon pauvre, me suis-je exclamée. Ca va, tu n'es pas trop triste ? - Si, un peu.. mais pour lui ça a été une délivrance. Il avait perdu le goût de vivre.

Perdre le goût de la vie. Parmi toutes les choses qui soutiennent ce désir, les grandes et les petites, dont toutes ne nous sont pas ôtées avec l'âge - qu'est-ce qui fait pencher la balance du bon ou du mauvais côté ?

L'absence de proximité physique et affective - la grande solitude dans laquelle de nombreuses personnes âgées se trouvent, en manque de caresses et de contacts peau contre peau - peut-être est-ce l'une des choses qui me mènerait au désespoir.

J'aime le geste d'une tante de Nicolas, qui dès qu'elle la voyait massait les pieds et les mains de la très vieille Nany, la soeur aînée du grand-père de Nico. "Mais tu sais me disait-elle, je ne pourrais pas le faire pour ma mère !"

On n'y est pas encore ; mais depuis mes 33 ans, je commence à comprendre que je suis mortelle ; qu'il y a eu une vie avant moi, et qu'elle se poursuivra après ma mort - et cela, la vraie nuit pour soi, est une idée douloureuse à apprivoiser. Est-ce qu'on y parvient, d'ailleurs ?

[Week-end dans le Nord pour aller chercher Churchill dans son élevage. On en a profité pour rencontrer les dunes et découvrir Saint Omer, la ville d'origine des Vanb - à proximité de ces villes d'Outreau, Hénin-Baumont, ça fait bizarre de se rapprocher d'endroits dont on a beaucoup entendu parler dans des circonstances un peu dures, et de voir que ce sont des villes normales, avec des rues, des habitants, des centres culturels et commerciaux..

Avant de repartir, petite visite au caveau familial. Je suis toujours émue par les cimetières et les centaines d'histoires qu'ils racontent.]

[Alma, à chaque fois qu'elle regarde une photo antérieure à sa naissance Et j'étais où, moi ? Que répondre à cela ?]

[Vous avez vu comme je résiste, j'arrive à ne pas parler de mon chien à chaque note ! Bon si vous voulez savoir il s'habitue à nous. Fait pas mal de conneries à base de boulotages, mais a l'air de comprendre quand on lui dit Non. Ce qui arrive assez souvent ! Mais il est plus joyeux que le premier jour, où j'étais un peu inquiète de le sentir tristounet et perdu.

Quand on se promène, il adore rester un petit moment devant les portes vitrées, à s'admirer ; ou peut-être croit-il que le petit chien qui lui apparait, c'est son frère..] 

lundi 17 mars 2008

faut-il réaliser ses rêves ?

Et me voilà au bureau avec sous ma chaise un Churchillou qui essaye de bouloter la dentelle de ma jupe. Alma déjà l'appelle Church, et court avec lui dans ses jambes, on ne sait pas qui va faire tomber l'autre. J'ai l'impression que ça va bien marcher entre eux.

Nico est à la fois attendri et ferme. Chimène elle, a l'air de bien l'aimer mais pas de trop près. Et moi, moi, j'essaie de ne pas me transformer en mémère à chien !

Pres_des_dunes

Chez l'éleveuse, on a eu la possibilité de choisir entre lui et son frère - beaucoup plus racé et régulier mais qui s'appelait déjà Caïus, et très excité (déjà adopté sans le dire, et bien gâté par les éleveurs) ; et nous avions déjà réservé cette petite bouille pataude ; et les filles étaient moins intimidées par ce pépère un peu rondouillet et maladroit. J'ai du dire adieu à mon rêve de chien chic, et il est adorable et doux, et vient déjà quand on l'appelle - et à regarder les photos, je le trouve super biquet notre chien.

Churchill_dans_la_glace

Bon cet après-midi je dois aller au client, on verra comment je retrouve la maison en rentrant !

[Premiers hauts le coeur : ramasser les popos, nettoyer les pipis sur la moquette, et les croquettes qui sentent pas bon à l'heure du p'tit dej...]

vendredi 14 mars 2008

élever ses enfants à plusieurs

Maman_et_almaMaman est venue chercher les filles mardi soir et me les a ramenées mercredi vers 19h. Elles étaient (toutes les 3, + Mam qu'elles sont passées voir au retour) ravies enchantées, excitées comme si elles revenaient de vacances - et c'est vrai qu'à l'écoute de la liste de tout ce qu'elles avaient fait, on aurait dit qu'il s'était écoulé non pas une mais sept journées !

Quel soulagement pour Nico et moi (un peu malades, un peu submergés de boulot en ce moment) de ne pas porter seuls nos enfants ; quel soulagement de pouvoir les oublier complètement pendant 24 h, parce que nous savons qu'elles sont heureuses - et du coup nous nous concentrons sur ce que nous avons à faire, le travail, se soigner, aller au ciné tous les deux...

J'ai l'impression que les mamans modernes se reposent moins sur leurs parents qu'auparavant. Avant, quand y'avait pas la pillule et que les enfants venaient quand ils venaient - ben les mamans assumaient tout à fait l'idée de s'en "débarrasser" quelques jours ou plus longtemps auprès de qui elles pouvaient. Elles n'avaient pas le choix et ne se posaient pas trop la question.

Mais aujourd'hui que la contraception nous permet de choisir - et ben nos enfants "désirés", c'est comme si nous nous imposions le diktat de les désirer et de nous en occuper 365 jours sur 365. Nous culpabilisons d'avoir besoin de souffler et de penser à autre chose, le temps d'une parenthèse. "Je les ai voulus, je les ai.. mais je morfle !"

Le truc c'est que c'est pas sain pour nous ; et les enfants patissent aussi de cette influence limitée, de ces parents ronchons, crevés, déprimés parfois de devoir s'occuper non stop de leurs petits, sans temps pour faire ce qui les intéresse avec leur rythme propre. C'est ainsi que Nico et moi, super crevés le WE dernier, avons passé nos deux jours à enjoindre les filles à faire moins de bruit, à être sages parce que Papa et Maman étaient malades. C'est gai pour des enfants.. et pas tellement plus pour nous.

Maman travaillait et apparemment n'avait pas ce complexe. J'ai beaucoup été élevée par ma grand-mère paternelle, et par des nounous de tous poils (en plus de Maman qui s'est énormément occupée de moi) ; elle-même avait été élevée en grande partie et avec bonheur par sa grand-mère adorée. Et le flambeau se poursuit avec mes enfants. Je suis reconnaissante que Chimène et Alma bénéficient d'autres airs, d'autres rythmes, et puissent s'identifer à d'autres figures de femmes. Sans parler de la cohésion familiale apportée par ce genre d'éducation à plusieurs générations (Maman ne manque jamais de les emmener chez ma grand-mère, parfois elles s'installent carrément chez Mam pour la nuit, toutes les trois !)

[Note inspirée par le dossier de La Croix.]

[Maman et Alma en juin 2005... J'ai redécouvert cette photo l'autre soir, souvent à la fin de ma journée de travail Alma grimpe sur mes genoux et me demande de lui montrer des photos de quand elle était "un tout petit bébé".. J'aime bien..]

Ma Photo

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