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lundi 30 juin 2008

petite mer tranquille

HappyOuf

Les débats se sont calmés sur mon blog

Y'a plus personne à la maison (sauf les chiens qui font carpette sur la moquette qu'ils ont contribué à ruiner avec leurs pipis et leurs gratous gratous - bon, ça va nous coûter une fortune de la changer, et je ne serai pas mécontente de poser mes pieds nus sur du jonc de mer...)

J'ai déjeuné avec une amie appaisante et souriante, ça lui fait du bien à elle de sourire.. et à moi aussi

Mon coeur a retrouvé son rythme de croisière - boum boum, boum boum... J'aime que parfois il soit un lieu sans passion, un sanctuaire dédié au travail et focalisé vers son objectif (cette semaine, terminer une trame d'histoire pour mes 4 mousquetaires).

Je suis contente, parce que j'ai vraiment besoin de légèreté en ce moment.

Les débats se sont calmés, et de nouveau je me sens capable de remettre des visages par ici ; comme un signe de confiance renouvellée...

Prochaine étape : croiser de nouveau le fer avec l'une de mes histoires. J'ai à la fois très peur et très envie. Allé, demain je replonge. Je reprends ma liste (bah oui j'ai fait une liste..), et comme devant la boîte de chocolat je me demande Alooors, laquelle je vais choisir ? Oui c'est ça, retrouver le plaisir, l'irrésistible plaisir de recréer en les écrivant (enjolivant ? réinventant ? fantasmant ?) ces histoires que je me raconte depuis des années.

Bon lundi les doux-douces.

[Au fait, notre vieille télé - on la donne. Elle est grosse, date des années 80, et marche encore super bien. Elle est au premier qui vient la chercher avant le 10 juillet...]

dimanche 29 juin 2008

comment être juste ?

entre furtivité et pesanteur
indifférence et compassion épuisante
frénésie et ennui crasse
autoritarisme et laisser faire

Comment, comment trouver le posture juste pour moi et ceux auxquels je me relie ?

Vanina souvent me demande "et comment ce serait si c'était comme tu veux ?" Cela me prend quelques minutes pour voir la réponse ; mais ça m'aide...

J'ai un peu le blues du dimanche soir. Allé, je vais arroser mes plantes et bouquiner sur la terrasse à 24 °.

Mes_follettes_dguises

[En ce moment, tous les soirs vers 18-19 h, je vais faire mon tour de pâté de maison pour promener les chiens avec Chimène et Alma. Et c'est un drôle d'équipage que nous formons : Crapule (la nouvelle chienne) à 100 mètres devant, Chimène juste derrière qui file comme le vent avec sa trotinette, moi qui leur cours après en hurlant Crapuuuule !, Churchill qui vit sa vie et Alma à la traine et qui supplie Attendez-moi ! Les voisins que l'on croise sont tour à tour amusés, consternés, un peu effrayés par nos cris (en fait la plupart sont indifférents ; mais c'est une chose que je me refuse à admettre..). Je commence à m'habituer à notre vie bordèlique.]

vendredi 27 juin 2008

réadopter

Le_cul_entre_quatre_chaises

Quelques réactions virulentes sur l'histoire d'hier et un billet précédent, me conduisent à penser à la nécessité, périodiquement, de demander à ceux qui nous entourent de nous réadopter. (et de le faire pour eux).

Quand j'ai commencé à tenir mon blog il y a quatre ans, je sortais d'une phase d'écriture déjà très intense, et complètement "monstrueuse" dans ce sens où je n'occultais pas grand chose de mes côtés sombres. La face que j'ai voulu partager dans maviesansmoi était résolument lumineuse - j'avais besoin de réconcilier ces deux parties, le moi social et le moi d'écriture.

La partie noire s'est d'abord tenue assez sage, puis au bout de quelques mois elle a commencé à rugir (c'est son travail) ; et voilà qu'elle a trouvé une fenêtre pour s'exprimer de manière à peu près civilisée : ce sont mes histoires.

J'imagine que pour beaucoup d'entre vous qui suivez maviesansmoi, c'est un choc d'apercevoir le reflet du monstre derrière le personnage "positif". Est-ce que je me trompe ?

C'est à double tranchant ce medium du blog pour les accoucher ; car à la fois votre lecture me stimule énormément, et à la fois j'ai peur de me laisser inhiber. Moi je suis très angoissée quand on me dit "tu n'as pas le droit d'écrire cela", ou "tes histoires sont mauvaises" - même quand ça vient au milieu de messages adorables ou juste.. justes.

J'ai besoin de liberté, de pouvoir écrire hors d'une norme et d'un politiquement correct. "Les femmes doivent se libérer en faisant carrière", "Une caresse sur une adolescente endormie c'est monstrueux", ah bon, qui dit cela ? Si c'est ce que vous pensez, assumez-le, écrivez, militez. Moi je pense que cela dépend et j'ai envie d'écrire dans ce sens. 

J'ai besoin de repenser mon rapport à ce blog.

Gros bisous...

[En contrepoint, un billet de Nicolas / Versac / le père de Chimène et Alma / le travailleur passionné / le mec qu'on entend parfois à la radio / mon homme / cet incompris assoiffé de liberté ? (sur ce dernier point j'en sais rien ; et les deux derniers romans que j'ai lu, lis, sont pétris de cela, du besoin de liberté de l'homme marié et de ses stratégies pour en avaler des goulées... D'ailleurs Aymeric en parle par là.. Et moi j'arrête de noyer le poisson..]

jeudi 26 juin 2008

une nuit dans le train de nuit

Dawn_or_dusk

Un début de soirée de mes seize ans... Je n'ai pas été une adolescence précoce, à seize ans j'étais sortie avec un seul garçon ; notre "amour" a duré cinq minutes - un type avec qui j'avais dansé deux slow m'a proposé "on sort ?" ; comme j'avais chaud je l'ai suivi et ping ! il m'a embrassée sous la pergola. Je n'ai pas trouvé le moment particulièrement agréable, d'autant que j'avais des visées sur un autre jeune homme et était folle amoureuse d'un troisième ; ce baiser intempestif avait reporté tous mes projets amoureux.

Bref.

Un début de soirée de mes seize ans donc, me voilà sur le quai de la gare de Lyon pour embarquer dans le train de nuit qui me mènerait vers Bourg Saint Maurice ; je rejoignais mes parents qui skiaient aux Arcs. J'étais restée une semaine chez une amie pour réviser le bac de français, et j'étais bien contente de me dire que les vacances commençaient enfin. En plus j'ai toujours adoré prendre le train de nuit (ou le bateau la nuit, ou rouler de nuit..) ; avancer pendant que je dors, c'est une idée très séduisante pour moi - même si la nuit sur une couchette s'avère immanquablement execrable. 

J'arrive dans ma cabine - deuxième classe, six couchettes dans un espace minus, trois d'un côté, trois de l'autre ; la mienne est à droite, tout en haut. J'aime cette place-là, avec toujours la pétoche de tomber pendant mon sommeil mais la présence de deux corps lourds au dessus de ma tête me gêne davantage. Mes covoyageurs sont déjà arrivés, un couple de personnes âgées ont pris les couchettes du bas, deux militaires sont au milieu et en haut à gauche, et en dessous de moi il y a un grand type hirsute qui vient d'enlever son duffle coat.

Je marmonne un bonjour à la cantonnade et escalade vers ma couchette, j'enlève mes chaussures et mon manteau, installe les draps, ordonne mes petites affaires... et zouip me replonge dans la lecture de ce roman du génial Daniel Pennac, La fée carabine.

Fuiiiit ! Le train s'en va, je lève à peine un oeil. Tatactatoum, tatactatoum, mes voisins de cabine sont entrés, sortis, rerentrés, ressortis, ils se sont installés pour la nuit, ont lu un peu, tout cela je l'ai perçu avec le nez dans mon roman ; mais vers onze heure ma loupiotte jaune est la dernière qui reste allumée quand vaincues par le bercement du train mes paupières qui se ferment m'obligent à abandonner la tribu Malaussène. Groum, je m'applatis comme un tapis à plat ventre sur le matelas.

Lourd et bon sommeil pour une fois. Comment je m'en rends compte ? Parce que quelque chose de trèèès agréable dans mon rêve vient de me réveiller. Une caresse qui part de sous les fesses et remonte jusqu'au creux des reins ; une caresse si légère que je me demande si je ne l'ai pas inventée, ben oui normal c'est un rêve.. Sauf que j'ai les yeux grands ouverts et que la caresse se poursuit. Est-ce moi qui m'autosuggestionne ou est-ce que... non !

A toute vitesse mon esprit bien réveillé maintenant se remémore la configuration de la cabine. Les vieux en dessous, les kakis à gauche... Donc soit j'ai inventé la caresse auto-suggerée, soit la pulpe de ces doigts  qui se promènent sur MES fesses appartient au grand mec hirsute. Qui n'est pas beau du tout. Mais se débrouille très bien. Mais quand même on n'a pas gardé les poules ensemble. Mais Dieu que c'est bon j'aurais jamais imaginé un truc pareil. OK qu'est-ce que je veux ? 

Et c'est ainsi que j'ai terminé la nuit collée contre la paroi, toute de guingois, à me faire le plus feuille d'arbre possible pour que les doigts de cet inconnu très laid et très doué ne puissent plus atteindre mes fesses.

Vers 6 h du matin il est descendu à la gare d'Aime. J'ai été soulagée de ne pas être obligée de croiser son regard quand vingt minutes plus tard je suis descendue à mon tour. Mais peut-être qu'aujourd'hui... j'aimerais le remercier pour cette caresse qui s'est invitée et m'a donné quelque chose de précieux, sans rien chercher à me prendre.    

mercredi 25 juin 2008

j'ai DEUX chiens ! (la magie dans ma vie)

Hey_beautiful

Coucou ! Vous vous rappelez toutes ces années où je chougnais que je voulais un chien ? Bon eh bien je l'ai eu mon chien.. Et depuis 5 minutes, j'en ai deux (ça va durer trois semaines). Nous gardons Crapule, la chienne d'un vieil ami qui part en vacances et ne peut pas l'emmener, à la suite de quoi Churchou ira chez Crapule pendant que nous serons en Angleterre.

Cela faisait des mois que je me demandais ce que nous allions faire de Church pendant ce voyage ; la perspective de supplier toute ma famille et mes amis ne me disait rien ; et j'allais passer une annonce sur ce blog quand mon pote m'a proposé l'échange. (Maintenant, va falloir apprivoiser la vie à Paris avec deux chiens dont un plutôt king size).

***

Je continue à recueillir et à interroger les traces de magie dans ma vie, les intentions qui se réalisent sans qu'apparemment j'aie besoin de rien faire. Les gants de jardinage que ma grand-mère garde pour moi alors que la veille je disais tout haut, mais chez moi à 5 km d'elle, qu'il m'en faudrait une paire. Et pourquoi je loupe tel rendez-vous qui me semblait si important ? De quel dilemne irrésolu ce raté-là me parle ?

Tour à tour victorieuse et humble, j'essaie d'apprivoiser les instants de grâce et de comprendre ce qui les fait advenir. J'aimerais progresser plus vite. En attendant, il y a deux chiens dans mon bureau qui se reniflent le cul.

[J'entends déjà ma voisine et toute la famille qui vont se moquer de mes fils à la patte. C'est sûr c'est pas pratique un chien. Alors deux, mais oui je flippe un peu ! Et ce pote que j'aime beaucoup, on ne s'était pas revus depuis un an ou deux, et je suis heureuse que nos chiens nous aient remis en contact. Ben quoi ?]

[Hum, depuis quelque temps les photos de Churchou ont remplacé celles de enfants sur ce blog. Je les aime toujours mes filles ! Et nous les prenons toujours en photo.. Et c'est vrai que le dernier arrivant imprime sa marque et nous demande de repenser notre mode de vie (c'est d'ailleurs une des choses que j'attendais de l'arrivée d'un chien) ; du coup il m'occupe et me transforme mon Churchou, et m'habite.. sans que le reste de la famille disparaisse à mes yeux.]

mardi 24 juin 2008

sur le port

Un_phare - Salut toi !

Je me retourne pour faire face à un grand gars blond, dont les yeux bleus sont plissés par un sourire.

- Bonjour.. tu as l'air de me connaître mais...
- Mais si, je suis Martin, ton voisin de Bordustard..
- Martin, coucou ! Excuse-moi, ça fait 10 ans, tu as super changé. Ca fait bizarre de te revoir en homme !

Re grand sourire. Et quel homme. D'habitude les blonds ne sont pas mon genre de beauté, mais pour toi Coco, je ferai une exception.

- Tu as le temps de prendre un café ? Notre bateau embarque dans 10 minutes..
- Heu oui, en plus j'étais descendue pour ça. Tiens d'ailleurs j'ai acheté un pain au chocolat et aux amandes à la petite boulangerie du coin. Tu en veux la moitié ?

Et pof je le partage en deux. Nous voilà propulsés à la grande époque de nos goûters sur la jetée.

Martin. Ils sont si loin nos étés partagés, d'abord dans la joie de la toute petite enfance qui patouille ses soupes d'herbes et de boue dans des seaux, puis dans l'excitation des chasses à l'homme et des jeux de nuit Vu Jean-Gui derrière le cupressus !, et enfin dans la tendresse des regards adolescents. Tes regards tendres.... Moi je n'avais d'yeux que pour les plus grands ; cet été-là, je pensais à Romain, mon amoureux parisien qui m'écrivit une seule carte et me largua en septembre, à la fin de la projection du film Thelma et Louise..

Raph et Jean-Gui, mes cousins, me taquinaient Mais t'as vu comme il te couve, il est raide de toi ! Et moi Ah vous croyez ? et je m'en retournais rêvasser à Romain. Romain qui aujourd'hui perd ses cheveux, a pris du bide et ne me reconnaîtrait pas si je le croisais dans la rue, comment je le sais ? Je l'ai croisée deux fois dans la rue et il ne m'a pas reconnue !

- Je suis médecin maintenant, oh juste généraliste je n'ai pas eu le courage de pousser jusqu'à la spécialisation. Mais ma spé je l'effectue sur le terrain ; j'exerce à Madagascar, je rayonne depuis la ville de Farafangana et je vais soigner les villageois dans la savane. Tiens d'ailleurs, je te présente ma femme Marion... On s'est rencontré à la fac...

Arrive une brune souriante, élancée, jolie sans être menaçante, jean et t-shirt rouge délavé mettant en valeur un petit bide de trois mois, la fille avec qui j'aurais envie d'être amie.

- On l'attend pour janvier, sourit Martin en enlaçant Marion.. Et toi, t'as quelqu'un ?
- Moi... non.. Enfin, j'avais.. Ca a failli se faire, enfin, on a failli se marier, et puis.. ben ça ne s'est pas fait.
- Mon chéri, il faut qu'on embarque, lui rappelle Marion d'une voix douce.
- Ah oui c'est vrai ! Souvent je rêve que je rate le bateau, que je reste coincé sur l'île.
- Oui c'est mon rêve à moi aussi. Tu sais qu'on a vendu la maison... j'étais venue lui dire au revoir.

Martin et Marion se tiennent sur le pont extérieur. Appuyée contre le garde fou du phare, j'agite mes bras et ils répondent à mon adieu. D'aussi loin, ils ne peuvent pas voir heureusement la petite mare qui s'est formée dans mes yeux.    

lundi 23 juin 2008

accompagner

Tea_timeUn jour de la semaine dernière, je travaillais avec une cliente sur ce à quoi une femme doit renoncer pour accéder à une carrière brillante dans une grande entreprise. Passer beaucoup de temps avec ses enfants, avoir une maison nickel, le temps pour elle.. Sur ces points nous étions d'accord, puis elle a tiqué quand j'ai ajouté "Faire les courses de sa grand-mère, réconforter ses amis quand ça va mal" "Mais ça Christie, plus personne ne le fait aujourd'hui ! Ou alors, ces femmes ne travaillent pas en entreprise !"

Un moment plus tard, quand je lui ai parlé du courant des femmes qui arrêtent de travailler pour s'occuper de leurs enfants et plus généralement, jouer davantage "leur rôle de femme", elle a eu l'air de trouver cela dommage.

Un jour de la semaine dernière, une cousine de ma belle-mère a succombé à la violence d'un cancer. Depuis deux mois, ses enfants et ma belle-mère et d'autres cousines et belles-soeurs, se sont relayées au chevet de celle qu'elles aimaient, pour accompagner sa douleur et vivre avec elle ces derniers moments. Elles ont tout laissé en plan pour accueillir ce qui était là, la fin d'une vie.

Ma grand-mère aussi s'était rendue absolument disponible pour accompagner son homme, mon grand-père, et sa petite soeur quand tous les deux ils ont été, durant de longs mois ingrats et terribles, emportés par un cancer.

Je ne veux pas ramener les femmes à la maison ! Et j'admire ces femmes qui réussissent en entreprise et se hissent à l'égal des hommes ; mais il y aura toujours quelqu'un pour les remplacer à un poste brillant et amusant. Nous les femmes sommes irremplaçables dans notre mission ingrate et forte, d'accompagner la naissance et la mort. C'est un travail que personne ne cherchera à nous prendre, et si nous ne l'accomplissons pas qui le fera ?

Il y a 12 ans que j'ai choisi mon camp (ce sont les femmes chiliennes qui m'ont montré la voie, elles qui donnent tout à leur famille) - j'espère être à la hauteur de mon rôle. En fait je sais que je peux mieux faire, beaucoup mieux. Heureusement, des modèles me montrent la voie. 

vendredi 20 juin 2008

les piments verts

Footsteps

18h15. Je reviens de la boulangerie avec ma fille, la dernière ; je marche tranquillement pour lui laisser le temps de me rattraper avec sa trotinette qu'elle est en train d'apprivoiser... Tiens voilà Isa ma copine de l'immeuble, on se croise un jour sur deux sans avoir le temps d'échanger plus qu'un rapide Bonjour, tu vas bien ? Mais ce soir rien de spécial ne m'attend, je flanne tranquillement en arrachant des bouts de baguette fraiche et Isa et moi avons le temps de bavarder sur le chemin de l'immeuble.

En me retournant pour surveiller d'un oeil la progression laborieuse de ma pitchoune derrière nous, je vois qui nous rattrape une silhouette bien connue, la silhouette d'un homme - le mec du Franprix. Ce type sur lequel j'avais flashé il y a quatre ans, avant même de tomber enceinte, alors qu'il était en train de choisir des piments verts à l'étalage du Franprix où je fais mes courses chaque jour. Je ne peux pas décrire l'effet extraordinaire que ça m'avait fait, cet homme, ces piments. Mais pendant un an ou deux je m'étais raconté des tas d'histoires à son sujet, le regardant par en dessous avec des petites mines - tout en me contentant de le gratifier d'un timide bonjour à chaque rencontre, au Franprix ou dans la rue. Lui aussi me regarde gentiment ou je me fais encore un film ?

Et puis un jour, un jour... Le son de sa voix m'a paru douceureuse. J'ai été horrifiée par ses boots pointues. J'ai remarqué sa peau grêlée, ses cheveux trop longs dans le cou. J'ai commencé à trouver louche de le voir en plein milieu d'après-midi dans le quartier, Il a pas de travail ou quoi ? Je me suis demandé, Mais qu'est-ce que je lui ai trouvé à celui-là ? Et lorsque je le croisais dans la rue, une fois sur deux je faisais mine de ne pas l'avoir vu. Une fois j'ai même changé de trottoir... Cruauté du charme une fois qu'il est rompu.

L'homme derrière nous semble avoir reglé son pas sur le nôtre. J'oriente la conversation sur des propos triviaux, la météo, le boulot, ce que je peux trouver de plus antisexy, y'a pas de raison que je sois la seule à éprouver du dégoût. Isa répond nonchalamment. Au bout d'une minute ou deux, l'homme nous double ; je peux détailler à loisir sa démarche lente, sa silhouette déplaisante, ses cheveux légèrement humides, et ces boots, ces  boots pointues... Je fais remarquer à ma copine que vraiment, le coeur humain est animé par de drôles de ressorts. Puis nous passonsà un autre sujet.

[Petit à petit j'agrège ces textes à l'intérieur d'un fichier Word. Me forcer à ne pas relire les textes précédents : juste écrire ce qui vient, laisser poser quelques mois avant de retravailler. J'ai peur de trouver ça vraiment nul...] 

jeudi 19 juin 2008

le seul truc

c'est que je n'arrive pas à tout faire ce que j'ai décidé.

Servir les trois clients qui me restent + une nouvelle cliente sur un nouveau produit (parce que c'est important pour moi d'être fiable et de faire ce que j'ai dit)

Ecrire la newsletter et le blog Plume de vie (j'ai toujours plein de trucs à dire sur mon sujet et ai de plus en plus besoin de creuser ma vision)

Me former, chercher une formation pour l'année prochaine (j'ai compris à quel point j'avais soif d'apprendre et de continuer à me ressourcer à de nouvelles techniques, de nouveaux groupes)

Expliquer ce que je veux faire à mon mentor (un homme que j'admire a accepté de devenir mon mentor !).. pour mieux le cerner moi-même

Tester des nouveaux looks (parce que c'est tellement agréable de réfléchir à la manière de se présenter au monde)

Rencontrer des gens avec qui je pourrais travailler... parce que j'ai besoin de complicité, de concertation, d'un oeil neuf, d'amour partagé pour les clients !

Ecrire mes histoires, pour m'occuper de ce rêve-là aussi

Terminer des projets sur lesquels je suis engagée

Etre présente à mes enfants, parce qu'elles ont besoin de moi et j'ai envie de les voir grandir

Sans parler de mon Nico, et le balcon qui a soif, soif... et de cette envie de danser qui ne me lâche pas caramba !

Laisser_mourir

C'est toujours la question "que dois-je laisser mourir pour que l'important advienne ?" (et celui qui me dit "ce blog".. je lui fais les petits indiens !)
J'ai du mal à trouver. J'ai du mal à choisir.
Je vais essayer d'améliorer la productivité.

[Objectif du jour - ça m'aide de l'écrire
Terminer ce matin le gros de mon travail pour mon client - au lieu de l'étaler sur trois jours !
Pour pouvoir demain me consacrer à Plume de vie 2
Et samedi matin, écrire une petite nouvelle... je ne sais pas encore laquelle, probablement Les piments verts..]

Bonne journée mes chéris-chéries !

mercredi 18 juin 2008

gratitude

Du_non_sens_arrive_le_sensAujourd'hui je me sens.. pleine de gratitude.

* Gratitude envers Nicolas avec qui notre relation s'approfondit chaque jour *

* Gratitude envers ma Maman qui a emmené Chimène faire des activités qui lui plaisent *

* Gratitude envers ma Chimène qui me manque, qui me manque, et j'aime aussi ce manque *

* Gratitude envers Alma la douce si fière de porter une jupe en jean "comme Maman !" *

* Gratitude envers ce livre qui me donne un élan dingue (et l'autre livre, celui qui grandit à l'intérieur de moi et qui me réveille la nuit avec ses coups de pieds !) *

* Gratitude envers mon Churchou qui fait partie de ma nouvelle identité, dès que c'est possible je l'emmène à mes rendez-vous à vélo et il faut nous voir, lui le nez au vent dans son panier, et moi je ris de plaisir *

* Gratitude envers la Fécondité qui m'entoure de ses bras potelés et gracieux *

* Gratitude envers tout ce qui me manque et qui m'aide à avancer.. *

* Gratitude envers vous qui m'accompagnez dans ce chemin, avec toutes vos bonnes ondes et votre gentillesse et vos questions...*

Et vous savez le mieux ? c'est que je n'ai pas peur que ça s'arrête, pour une fois. J'ai confiance (sans me sentir invulnérable, malgré tout ; il y a de nombreux manques que j'éprouve).

Cette nuit après deux heures de sommeil je me suis réveillée et impossible de me rendormir. Mes histoires, les souvenirs que je suis en train de rappeler à moi pour les transformer en histoires, le flot de sensations et d'idées que je veux faire passer, l'ambiance des lieux, les bricolages, tout affluait dans ma tête. On peut dire que j'ai été visitée par l'inspiration ! Et ce matin, petits yeux plissés de fatigue...

Bonne journée les chéries-chéris ! Aujourd'hui je suis concentrée, je travaille bien pour mes clients. Et vous ? comment vous sentez-vous ?

Ma Photo

novembre 2008

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